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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 19:53

Cette  phrase, que je  répète depuis plus de 15 ans, rends  souvent  perplexes mes malades en surcharge  pondérale,  qui essayent  de maigrir, mais qui n’y parviennent  pas  en essayant les régimes à  la mode, généralement  lancés par les média,  avant les vacances d’été.

Les « experts » de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, de l’alimentation,  de l’environnement et du travail (Anses)  qui pour une fois ne racontent  pas trop de bêtises, viennent de publier dans un rapport de 160 pages, leurs conclusions, après avoir étudié une quinzaine de régimes amaigrissants différents.

 Leurs conclusions  rejoignent  absolument ce qu’un observateur  objectif  (le blogeur que vous lisez)  avait déjà remarqué et conclu par un simple empirisme  observationnel.

Les régimes hyper protéinés altèrent la fonction rénale en surmenant  les reins,  car le processus d’évacuation des déchets azotés est périlleux chez les omnivores dont nous faisons partie. À noter que l’hyperuricémie et la goutte n’existent  pas chez les mammifères carnassiers stricts. Priver l’organisme de glucides est aussi violent qu’une grève de la faim. L’organisme sait  transformer les lipides en glucose en créant des corps cétoniques, qu'il a du mal à éliminer.

La plupart des régimes sont carencées en vitamines, apportent  trop de sodium, provoquent des rétentions  hydro sodées  provoquant des à-coups d’hypertension artérielle en  surmenant  le cœur.

Le squelette est malmené, car il existe un déséquilibre acido basique temporaire, qui peut conduire à des séquences de fuite calcique très augmentée. La santé physique est donc très altérée pendant le régime amaigrissant avec des organes  cibles importants : les reins, le cœur, le squelette.

(Une étude américaine avait déjà montré qu’à surpoids et obésité comparable, les obèses qui avaient fait de nombreux régimes étaient  victime d’une surmortalité…. ce qui  prouvait qu’il valait mieux avoir une surcharge pondérale et la maintenir constante que d’essayer de la perdre et de ne pas y arriver…. bien au contraire, comme nous allons le voir un peu plus loin.)

L’impact psychologique d’un régime amaigrissant est catastrophique. Par définition, tout régime est frustrant pour le cerveau en ce qui concerne le plaisir alimentaire base originelle du plaisir humain. Comme j’ai l’habitude de le soutenir, le cerveau nécessite obligatoirement trois choses : de l’oxygène, du glucose, et du plaisir quotidien.

La frustration conduit à la tristesse, à la violence contre soi même, à la colère rentrée, à la rancœur contre ceux qui mangent et ne grossissent jamais, au sentiment d’injustice, à la victimisation. Le peu de résultat obtenu peut fabriquer  une image de soi déplorable, puisque les efforts exercés par la volonté maintenue tout au long du régime aboutissent à une défaite dévalorisante dès la reprise de poids. La dépression n’est jamais bien loin, l’irascibilité toujours présente.

En plus de l’effet délétère sur la santé physique et psychique des régimes amaigrissants, les conclusions des  experts  montrent,  paradoxalement, que  tout régime alimentaire débouche sur une reprise pondérale automatique.  «Plus on fait des régimes, plus on favorise les reprises pondérales. »  Ce n’est même plus du yo-yo, c’est de l’ascension pondérale :  on perd quatre kilos en faisant un régime  et quelque temps après, l’on s’aperçoit que  l’on a grossi de cinq,  on refait un régime, on perd huit kilos et quelque temps après on s’aperçoit avec effroi qu’on en a repris onze. Tel est le constat : Weight Watchers  fait grossir, tout comme la soupe aux choux, le régime ananas ou le régime du Dr Tartanpion.

Pourquoi ce paradoxe ?

Tout simplement parce que le cerveau préhistorique enregistre et mémorise la frustration du plaisir alimentaire, cette frustration crée un stress correspondant aux périodes de famine préhistorique… dès que le cerveau revoit passer une « alimentation normale » en période de « non-régime » ou de « consolidation », il donne des ordres de stockage aux cellules graisseuses, les adipocytes. Ce stockage graisseux de réserve est en prévision d’un éventuel régime frustrant ou pour une éventuelle période de stress. Chaque période de régime stimule les ordres ultérieurs de reprise pondérale. Notre atavisme préhistorique est bien réel.

(Chacun doit savoir qu’il est impossible de maigrir en période de stress, en période de souffrance ou de douleurs physiques, car dans ces situations, c’est le cerveau préhistorique inconscient, qui prend les commandes de la gestion des stocks graisseux et non plus notre volonté de maigrir pour avoir un corps de rêve).

Plutôt que d’imposer des régimes alimentaires violents à nos organismes pour maigrir, qui finissent par grossir, en altérant la santé ; il vaut mieux changer définitivement de mode alimentaire en adoptant  une nouvelle diététique : la Diététique Ancestrale ou la même chose sous une autre appellation " l'alimentation hypotoxique" et commencer à bouger !

 

 

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Published by Docteur Poinsignon - dans Santé
31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 18:26

Préface du livre

«  Je mange hypotoxique » de Damien Leretaille

par le Docteur Jean-Pierre Poinsignon.

 

« Encore un énième régime !», allez-vous penser, à la lecture du titre de ce livre.

 Et bien…trois fois  non !

Non ! Ce n’est pas un « régime »… c’est une « Diététique de Santé », agréable de surcroît.

Non ! Ce pas une énième conception alimentaire… c’est « La » Diététique  spécifique  de l’être humain. Tout simplement.

Non ! Ce n’est pas un livre uniquement  théorique  ni  un témoignage larmoyant d’un malade qui recouvre la santé après un cheminement très ennuyeux à lire.

C’est un livre intelligent et pratique, car ce livre explique les bases de l’alimentation hypotoxique avant de nous donner les moyens plaisants de les appliquer. Concision exemplaire dans l’énoncé des dix principes de base et des dizaines de recettes et de menus agréables, qui n’oublient  surtout pas la base de l’alimentation : le plaisir.

L’auteur fait preuve de souplesse d’esprit  et de nuances pour convaincre sa famille  d’essayer de manger différemment, sans donner l’impression d’être entré dans une secte orthorexique.

En effet, l’on peut facilement, changer de style vestimentaire, changer de strates sociales, changer d’idées politiques, changer de conjoint(e), etc.…. Mais changer d’habitudes alimentaires  demeure l’une des choses les plus difficiles qui soient. C’est changer quelque chose, qui possède une relation forte avec notre mémoire profonde, forgée  par  la phase orale de notre développement psychologique (et oui, encore Freud !). Relation plus ou moins consciente avec le souvenir du sein de la mère nourricière : « maman », « manger », « miam…c’est bon », procèdent  de la même racine affective. Renoncer à ses habitudes alimentaires, c’est en quelque sorte se séparer d’un amour fondamental, quand nous étions nourrisson. C’est un peu renier l’amour de sa mère. C’est un peu se renier. Or précisément, ce changement alimentaire est salvateur, et ce livre nous aide à nous sauver nous-mêmes.

Notre civilisation dénie notre animalité et notre appartenance à l’ordre des mammifères. (Littéralement « porteurs de mamelles »). Notre culture alimentaire croit, dur comme fer, que tous les laits des porteurs de mamelles sont interchangeables d’une espèce à l’autre. Je rappelle souvent à ma patientelle, dans mon activité médicale, que la vache n’est pas notre maman ! La publicité détruit « le bon sens » et développe l’idée débile  que le nourrisson ne peut plus avoir une croissance harmonieuse, sans le biberon du lait de la vache laitière….. Le « bon pain » partagé entre amis, fabriqué avec du blé moderne (un monstre génétique triploïde) cuit à 230 °Celsius, renferme beaucoup de toxines et nous réserve de bien mauvaises surprises, quant à notre santé.

 Funestes erreurs que l’on paye tôt ou tard, tristes habitudes inconscientes, basées sur la confiance aveugle envers l’agroalimentaire et ses puissants lobbys. Et bien encore non, La tendance salvatrice anti gluten n’est pas une mode passagère. Et bien oui, la cuisson à haute température génère des toxines, qui pénètrent nos cellules, au cœur de leur noyau ; encore oui, il faut savoir laisser le lait des vaches uniquement à leurs veaux.

Nos habitudes culturelles occidentales ont également forgé notre goût et nos plaisirs alimentaires…. Ce qui ne correspond pas forcément à notre génétique, à notre physiologie humaine, et par conséquent à notre santé.

Les sciences nouvelles comme l’Epigénétique ou la Nutrigénétique nous montrent que nous ne sommes pas prédéterminés uniquement par notre ADN, comme nous le croyions encore, il y a quelques années. Notre environnement compte pour beaucoup dans notre qualité de vie et notre santé. La plus grande partie de notre environnement est faite de notre alimentation. Nous devenons ce que nous mangeons. La maladie n’est pas provoquée par une quelconque malédiction ou bien par le hasard, mais reste la conjonction de notre génétique et de notre mauvaise alimentation moderne.

 Les « Maladies de Civilisation » signalées par des lanceurs d’alertes courageux et indépendants comme le Professeur Henri Joyeux, sont pour la plupart dues  à la «  malbouffe ». Le génial Docteur Jean Seignalet  nous explique : trois « révolutions » ont eu lieu au néolithique, il y a 10 000 ans : la domestication des céréales et la sélection des graines mutées, la sélection des espèces laitières et la consommation du lait, la cuisson des aliments. Quatre erreurs ont parachevé nos errements au XXe siècle : la pollution des aliments par des toxiques chimiques, qui n’existent pas dans la Nature, le chauffage des huiles végétales (Conférer aux observations du Docteur Catherine Kousmine), l’appauvrissement  en minéraux et en vitamines des végétaux de notre agriculture intensive, enfin les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) avec une prétention cupide et  fallacieuse d’améliorer la Nature et ses  millions d’années d’Evolution. (Végétaux « reprogrammés » qui pourraient se développer sans eau (n’importe quoi !) pour les pays désertiques…riz « doré » rempli de vitamines pour lutter contre les maladies de carence et autres phantasmes vendus par des agro-sorciers, pseudo savants….mais réels empoisonneurs fous.

On ne peut pas changer notre génétique nous somme obligé de changer les manières d’avoir du plaisir en mangeant !

L’alimentation hypotoxique qui est l’objet de ce livre est à la fois préventive pour conserver la santé lorsque l’on croit la posséder et également curatrice, comme le montre, avec lucidité, Damien Leretaille avec son témoignage personnel et d’autres exemples de malades  incroyablement améliorés par l’alimentation hypotoxique.

 Les  victimes ordinaires de notre alimentation quotidienne ignorent qu’elles continuent à creuser leur tombe avec leurs dents.

La liste des maladies améliorées par l’alimentation hypotoxique englobe la plupart des spécialités médicales. Mes amis biologistes  comprennent ces résultats extra–ordinaires, plus rapidement que mes confrères médecins. Il est vrai que la médecine moderne est plus symptomatique qu’étiologique.

Il faut vraiment féliciter Damien Leretaille de cette divulgation limpide d’un secret occulté par la force de l’habitude, l’ignorance et les nombreux lobbys. Ce qui fait beaucoup me direz-vous !

Oui vraiment, le livre que vous tenez entre les mains est un trésor.

Prenez en soin, car c’est de vous dont il s’agit.

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Juillet 2017. Docteur Jean-Pierre Poinsignon.

Bon pour l’imprimatur.

 

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Published by Docteur Poinsignon
17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 17:53
OSTEOPOROSE   MYTHE OU REALITE ?

Présentation de mon dernier ouvrage, aux éditions du ROCHER, suivi d’un entretien avec une journaliste, Madame Barbara Witkowska pour un hebdomadaire Belge.

Comment et pourquoi a-t-on changé la définition de l’ostéoporose ? Pourquoi des milliers de femmes se retrouvent traités médicalement, alors qu’elles sont en bonne santé ? L’ostéoporose est-elle une maladie en passe de devenir un fléau mondial ou un risque potentiel de fracture très bien marchandisé par les puissants groupes agro-industriels et les firmes pharmaceutiques ?

Même chez les médecins spécialistes, il n’existe pas de consensus au sujet du concept de l’ostéoporose. Certains affirment, aux vues des données épidémiologiques, que nous sommes devant un mal galopant avec une prospective catastrophique, d’autres prétendent que nous sommes devant un façonnage de maladie avec une manipulation grossière des seuils de normalité et donc d’interventions thérapeutiques !

Les batailles feutrées du calcium et des produits laitiers, des eaux minérales, des ʺmédicaments anti ostéoporoseʺ, aux enjeux politico- économiques gigantesques ont lieu sous nos yeux de ʺcon-sommateursʺ.

Le sujet est sensible et touche à la prévention dans le domaine de la Santé publique. L’État est conseillé par des ʺexpertsʺ. Le public ne sait plus qui croire. Ce livre, après avoir fait la part scientifique des choses, confirme la manipulation. Il est écrit par un rhumatologue libéral indépendant, qui n’a aucun ʺconflit d’intérêtsʺ, mais simplement l’intérêt de ses patients.

ʺOstéoporose. Mythe ou Réalité ?ʺ

Réponses à Barbara Witkowska journaliste pour ʺLE VIFʺ hebdomadaire Belge.

1. Qu'est ce que l'ostéoporose ? Une maladie qui "ne fait pas mal" ou un risque de fracture ?

Lorsque l’on fait du ski ou lorsqu’on monte sur un escabeau, il existe un risque de se fracturer un os : cela ne transforme pas la pratique du ski ou le fait de monter sur un escabeau en maladie. La plupart des membres du corps médical, au prétexte licite de la prévention des fractures, ont confondu, de bonne foi, une maladie avec un risque. À leur décharge, la méthodologie statistique du ʺDensitomètreʺ alliée à l’ ʺEvidence Based Medicineʺ États-Unienne américaine leur a fait croire, avec une procédure d’apparence très scientifique, qu’ils pouvaient redevenir prédictifs dans leur Art médical. Il faut néanmoins se rendre à l’évidence : la médecine technico-statistique ne sait pas détecter, à l’avance, les femmes qui vont se tasser une vertèbre à 65 ans ou se casser le col du fémur à 80 ans. La densité osseuse mesurée par un appareil au nom compliqué, n’est pas le reflet fidèle de la solidité osseuse, au moment de l’examen et même six mois ou un an après l’examen. Le densitomètre mesure d’une manière comparative et statistique la perte de charge minérale du tissu osseux, sans donner l’état de la microarchitecture osseuse : second facteur très important de la solidité osseuse. L’ostéoporose ne semble dès lors, que le signe de vieillissement de l’os. Il est abusif sur le plan médical de transformer l’ostéoporose commune d’involution en maladie… mais cela reste très lucratif. Le risque de fracture osseuse est corrélé scientifiquement aux risques de chute…Lutter contre les facteurs de chute semble actuellement plus efficace que tous les médicaments anti ostéoporotiques, caractérisés par leurs promesses non tenues.

2. Pourquoi insistez-vous sur le fait, qu'aujourd'hui, il n'existe aucun consensus sur la définition de l'ostéoporose ?

Les médecins sont en train de s’apercevoir, peu à peu, qu’ils ont été trompés. Il semblerait que les critères retenus, par un comité Théodule d’ʺexpertsʺ, chapeauté officiellement par l’OMS pour établir le diagnostic d’ostéoporose, au moyen du fameux appareil de mesure, sur lequel les femmes ménopausées montent en ʺbonne santéʺ et redescendent… malades…soit sérieusement à revoir. De nombreuses femmes ʺostéoporotiquesʺ ne présentent aucune fracture. L’ostéopénie physiologique : c'est-à-dire la perte naturelle, normale, de sels minéraux osseux tout au long de sa vie, n’est pas le début d’une maladie.

3. Comment fonctionne notre squelette (notre physiologie osseuse) et pourquoi, à un certain moment, ne fonctionne-t-il plus bien ?

L’os est un tissu vivant en remodelage permanent. Dès la fin de la croissance et de la maturité squelettiques l’os perd 2 % de sa masse minérale par an. La masse osseuse est proportionnelle à la masse musculaire, ce qui nous indique les liaisons constantes entre la fonction musculaire et la fonction de soutien de notre armature squelettique. On peut diminuer le pourcentage de perte annuelle de masse osseuse en favorisant la fonction musculaire et en ayant une bonne hygiène de vie. On augmente, malencontreusement, la vitesse de perte, en étant sédentaire, en fumant et en ayant une hygiène alimentaire basée sur l’alimentation moderne. La période péri ménopausique des femmes est une période de perte de masse osseuse accélérée, qui se re stabilise après. Il est très facile d’affoler les femmes, dans cette période délicate et de leur raconter des sornettes hormonales ou la fable d’hyperconsommation des produits laitiers…

4. On a toujours associé l'ostéoporose à la femme. Selon vous, les hommes n’en souffrent-ils pas ...

La perte osseuse se fait selon une pente régulière chez l’homme, sans la cassure d’accélération de la période péri ménopausique de la femme. Les hommes possèdent plus de masse musculaire que les femmes et profitent d’une masse osseuse un peu plus importante ; ce qui fait qu’il existe moins de cas. Il faut signaler cependant, la plus grande gravité de la fracture du col du fémur chez l’homme, que chez la femme, qui survient également après 80 ans chez celui-ci.

5. Vous parlez de plusieurs formes d'ostéoporose. Quelles sont-elles ?

L’ostéoporose la plus connue est l’ostéoporose commune d’involution post ménopausique ou encore appelée ʺostéoporose primitiveʺ ce qui ne signifie que l’on ignore officiellement les causes. Les ostéoporoses secondaires sont celles dont les causes sont connues : certaines maladies endocriniennes, le diabète de type un, l’hyperthyroïdie, l’hyperparathyroïdie, le syndrome de Cushing, les insuffisances en hormones sexuelles comme l’hypogonadisme, certaines maladies gastro-entérologiques : les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), maladie cœliaque, maladie de Crohn, recto colite, maladie des laxatifs, etc., les insuffisances rénales graves, certaines maladies du sang, les principales causes médicamenteuses sont liées à la cortisone, à la cyclosporine, aux anti aromatase, à certaines chimiothérapies. Pour être complet, il faut citer les ostéoporoses d’immobilisation de plus de six mois et celle de la microgravité des cosmonautes.

6. Quelles sont les causes de l'ostéoporose commune ?

L’ostéoporose commune primitive est simplement le résultat d’une mauvaise hygiène physique, tout au long de sa vie, basée sur la sédentarité moderne du monde occidental et sur l’alimentation trop acidifiante avec les excès de viandes des pays riches, de céréales mutées, de produits laitiers animaux. La géographie et l’épidémiologie de cette tendance du squelette à perdre trop rapidement sa masse osseuse est superposable à l’Occident et à son mode de vie. (États-Unis d’Amérique du Nord, Canada, Europe, Australie, Nouvelle-Zélande.)

7. Au rayon de la prévention, que proposez-vous ?

Ne pas accélérer le vieillissement osseux en ayant une hygiène de vie tout au long de sa vie et non simplement quand commence la vieillesse ou la ménopause… L’hygiène de vie comporte une hygiène gestuelle avec un minimum d’activité physique, puisque la marche est le mode de déplacement naturel de l’Homme et une alimentation adaptée à la génétique humaine forgée au paléolithique et non selon l’alimentation de ces 100 dernières années : Je propose donc la Diététique ancestrale ʺBioʺ avec beaucoup de végétaux, beaucoup moins de viandes et de céréales , l’éviction totale des produits laitiers, des cuissons basses températures à la vapeur douce.

8. Pourquoi insistez-vous tellement sur l'exercice physique ?

Les sportifs ont plus de masse osseuse car ils possèdent plus de masse musculaire. L’os est un tissu vivant que l’on peut stimuler par des contraintes et les petits chocs en sautillant d’un pied sur l’autre, comme cela se produit dans la course… courir avec un sac à dos chargé de quelques kilos est une bonne méthode pour stimuler l’os… à condition de ne pas l’avoir empoisonné auparavant par des BIPHOSPHONATES… classe de « médicaments » vendus comme « anti ostéoporose », détestée par les dentistes à juste titre à cause des lésions de l’os de la mandibule.

9. Selon vous, il faut finir, une fois pour toutes, avec la dictature du calcium contenu dans le lait de vache ...

Le calcium du lait de vache est fait pour son veau, exclusivement…. Tout comme les hormones de croissance contenue dans le lait de la vache, tout comme les immunoglobulines du lait de vache, destinées aux veaux pour lutter contre des maladies bovines. Je prétends qu’il faut en finir avec les laits animaux pour les humains… tout court. (Les agriculteurs sont les premières victimes de notre société chimico- lactée.)

10. Peut-on prévenir (soigner) l'ostéoporose par des médicaments ?

Catégoriquement non. La vitamine D n’est pas un médicament, c’est une hormone fabriquée par l’Homme, à base de cholestérol, sous l’action des rayons du soleil. C’est donc un produit naturel indispensable à la santé humaine, qui agit favorablement sur l’ensemble des cellules humaines, en plus de ce que l’on connaît déjà sur la cellule osseuse. Le calcium, le magnésium, le phosphore, le manganèse, etc. sont des éléments naturels aussi dont nous sommes constitués et on ne peut pas parler de médicaments à leur sujet.

11. Un mot de conclusion ...

L’Épistémologie nous indique que le Progrès médical n’est pas linéaire. La Connaissance scientifique peut avancer par…. des erreurs, des errements, des doutes, des retours en arrière, des regrets. « L’erreur est humaine …. », il est regrettable de vouloir s’y complaire… La notion d’ostéoporose « maladie de la femme ménopausée » a du plomb dans l’aile… et c’est tant mieux.

Dr Poinsignon. Janvier 2016.

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Published by Docteur Poinsignon - dans Santé
2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:01

drapeau-bresil L'éviction de tous les produits laitiers est la première règle de la Diététique ancestrale du Dr Jean Seignalet.

Si la consommation des produits laitiers semble être dans l'ordre commercial du modernisme au Brésil (comme en Chine),cela ne me semble nullement être un progrès, n'en déplaise à la belle devise du drapeau brésilien ! 

 

 

 

Interview pour une revue brésilienne (Revista Planeta), par Madame Renata Valério de Mesquita : journaliste, qui m’a posé les questions pertinentes suivantes, sur le poison laitier. 

 

Q:  Par Nature, les mammifères ne consomment pas de lait, lorsqu’ils sont adultes.
 Les habitudes alimentaires modernes de l’homme semblent différentes, pour quelles raisons les produits  laitiers ont-ils  été incorporés à l’alimentation des adultes ?

R: La relative stabilisation du génome humain, c’est-à-dire la création de l’espèce humaine  (la  « spéciation » de l’Homo sapiens sapiens) date de 200 000 ans environ, c'est-à-dire au  paléolithique. C’est la période des «cueilleurs- chasseurs- nomades qui  se poursuivra jusqu’à la sédentarisation et l’invention de l’agriculture et de l’élevage au néolithique, c’est-à-dire à moins 10 000 ans. La consommation de lait des mammifères, non humains, n’existe que depuis cette période pour l’espèce humaine. C’est l’alimentation principale, avec la viande, des éleveurs pasteurs qui vivent avec leurs troupeaux et qui vont parcourir les grandes plaines de l’Asie pendant des milliers d’années. Seuls les descendants de ces populations ont gardé, à l’âge adulte, la possibilité enzymatique de digérer le lactose  (le sucre du lait des mammifères) ce qui correspond environ à 15 % de la population mondiale adulte seulement. 85 % de la population mondiale adulte a perdu la possibilité de digérer le lactose avec ses propres possibilités génétiques humaine. Ce simple constat peut déjà évoquer la possibilité que le lait des mammifères ne soit  pas adapté à l’individu adulte ou que la vitesse d’adaptation de l’Homme aux laits des mammifères ne semble pas correspondre (malgré nos désirs) aux nouvelles habitudes alimentaires modernes…

En conclusion, les humains ont-ils réellement besoin du lait et si oui en quelle quantité ?

 Mes observations personnelles, l’Epidémiologie (celle qui est indépendante des lobbys)  de beaucoup d’affections alimentaires, la Biochimie,  notamment celle des protéines des produits laitiers animaux montrent que les mammifères humains ont besoin seulement du lait humain de leur maman, lorsqu’ils sont nourrissons. Lorsqu’ils ne le sont plus… ils ne doivent plus téter la vache, la brebis ou la chamelle. Croire que le lait des mammifères est interchangeable d’une espèce à l’autre, au prétexte qu’il possède la même couleur blanchâtre, procède de la même bêtise, que de croire que le sang des mammifères est interchangeable, parce qu’il est rouge. Les humains n’ont pas besoin de lait de la vache, qu’il faut savoir garder pour son veau.

Les dérivés du lait suivent-ils la même logique ?

Les dérivés du lait fermenté sont légèrement plus digestes, car les bactéries et les levures facilitent la digestion du lactose, ce qui occasionne moins de gaz intestinaux. Les fromages concentrent cependant les protéines antigéniques à action toxique pour le système immunitaire et les protéines de croissance qui ne sont pas destinées par la Nature aux humains. Les lipides du lait sont des lipides saturés inutiles, que nous savons nous-mêmes fabriquer et du cholestérol en trop, puisque le foie humain le fabrique déjà à la dose utile. Non seulement le lait est inutile et nuisible…mais ses dérivés avec.


Dans le livre que vous avez écrit, j’ai lu que l’absence de produits laitiers chez l’adulte, ne produirait pas les cas d’ostéoporose aujourd’hui ? Au contraire la consommation excessive de produits laitiers entraînerait d’autres problèmes de santé, lesquels et pourquoi ?

 L’ostéoporose n’est en aucune façon un manque de calcium alimentaire. Cette fable scandaleuse a été construite par les lobbys de l’industrie laitière et certains « experts » médicaux  grassement nourris par leurs « publications » commanditées par l’intérêt mercantile.     L’épidémiologie, encore une fois, montre que c’est dans les pays à forte consommation de produits laitiers, qu’il existe le plus grand nombre de femmes atteintes par l’ostéoporose. J’ai vu personnellement un grand nombre de femmes, qui avaient mangé du fromage et du lait quotidiennement durant 50,60 ou 70 ans, présenter des ostéoporoses sévères, alors qu’elles n’avaient jamais manqué de calcium laitier !

Les maladies provoquées  et favorisées par le lait animal sont très nombreuses et atteignent l’espèce humaine… dès qu’elle en consomme : maladies digestives : brûlures, ballonnements, constipation, diarrhées ; maladies des muqueuses respiratoires : inflammation chronique favorisant les infections microbiennes, otites sinusites ou rhume à répétition ; maladies cutanées : sécheresse, démangeaison, acné…Rhumatismes divers : tendinites, arthrites, raideurs, fatigue. Maladies auto-immunes et Immuno allergique: polyarthrites immunes, sclérose en plaques, asthme, diabètes de type un et de type deux, etc. Les raisons de ces problèmes de santé sont d’ordre immunologique, puisque le système immunologique de l’espèce humaine ne supporte pas une alimentation qui ne lui est pas destinée par Nature et qu’il juge antigénique. Les vitesses d’adaptation dues à l’Evolution darwinienne ne sont pas aussi rapides que les modifications récentes de l’alimentation moderne.

Qu’est-ce qui peut, selon vous, remplacer le lait  en ce qui concerne l’apport calcique nécessaire?

Le calcium très abondant dans le lait de la vache va construire le solide squelette du veau pour qu’il tienne debout seulement une heure après sa naissance pour téter la vache, qui ne le prend pas dans ses petits bras. Le calcium bovin du lait n’est pas bio disponible pour l’être humain. Le calcium de l’eau de source, le calcium des végétaux est largement suffisants pour l’être humain.

Pourquoi les cas d’intolérance au lait et d’allergies sont de plus en plus nombreux chez les enfants ?

Tout simplement parce que l’on consomme de plus en plus de produits laitiers animaux et qu’on a la mauvaise idée de donner de plus en  plus tôt du lait de vache aux nourrissons. Les mères arrachent du sein maternel leur nourrisson pour les mettre sous le pi des vaches, avec la bénédiction des fabricants de laits maternisés, qui ne sont malheureusement pas des laits humanisés. Une mère qui allaite, tout en consommant du lait de la vache, ne sait pas que la composition de son propre lait est contaminée par des éléments nutritionnels bovins qui vont irriter le système immunitaire de son nourrisson et rendre le bébé « allergique » au lait de sa maman. Le poison laitier s’avance souvent masqué.


 Jusqu’à quel âge le lait peut-il être bénéfique pour les gens ?

Une mère devrait allaiter son nourrisson neuf mois minimum, les africaines allaitent un an, deux ans, voire trois ans leur nourrisson. L’être humain n’a aucun bénéfice à consommer du lait d’une autre espèce que la sienne, il n’existe que des désagréments voire des maladies graves à en consommer à n’importe quel  âge de la vie ou tout au long de sa vie.

 Cette augmentation d’intolérance et d’allergie au lait est-t-elle due à de meilleures méthodes de diagnostics précoces ou à une surconsommation de produits laitiers ?

Il est tout à fait logique d’assister à la progression des pathologies dues aux produits laitiers qui suivent des courbes parallèles aux progressions de consommation et de productions laitières.      Il est certain que les industriels laitiers ont intérêt à montrer que la progression du nombre des maladies est due aux meilleures détections médicales. Il leur faut absolument neutraliser les études scientifiques indépendantes qui montrent que les produits laitiers animaux sont des poisons pour l’être humains. Il se pourrait même qu’au Brésil, on assiste à ce qui s’est passé en France dans les années 1950. Pendant quelques années, les autorités gouvernementales, animées des meilleures intentions du monde, ont distribué dans les écoles primaire du lait gratuitement, pour « améliorer » la Santé Publique et relancer l’industrie laitière.

Dans une étude nutritionnelle brésilienne, une modification dans l’alimentation des vaches a produit un lait avec  plus de vitamine E., plus de sélénium, ce qui semble avoir été très bénéfique pour la santé des enfants et des personnes âgées.  A votre avis, inventer un lait plus riche, en y rajoutant des nutriments (alicament) relève-t-il d’une simple opération commerciale ou n’est-elle pas une bonne solution pour compenser une alimentation déficitaire dans un pays pauvre, comme le Brésil ?

Malgré tous les efforts agronomiques pour améliorer la composition du lait de la vache et la rapprocher le plus possible du lait humain, il sera impossible de modifier des protéines messagères dans leur structure complexe, primaire, secondaire, tertiaire, et même quaternaire, pour transformer les protéines bovines en protéines humaines. Rajouter des minéraux, des vitamines des oligo-éléments, à un aliment   très temporaire, spécifique à chaque espèce, qu’ont inventé les mammifères pour leurs petits, me semble une opération fallacieuse, avec un raisonnement biaisé, naïve et vouée à l’échec à moyen et long terme. Un poison, auquel on rajoute de très bons ingrédients, reste un poison. Essayer d’améliorer l’alimentation déficitaire d’une population d’un pays pauvre pour augmenter la Santé Publique est un noble but politique. Ce but doit être détaché des intérêts mercantiles et même économiques trop hâtifs, en s’appuyant  sur les connaissances scientifiques des chercheurs indépendants et les cliniciens qui observent les dégâts objectifs de la « civilisation lactée »  et de l’alimentation moderne industrialisée. Au prétexte de modernisme, il ne faudrait pas que le Brésil recommença les mêmes erreurs alimentaires qui conduiraient aux mêmes conséquences  sanitaires : obésité morbide, diabète, cancers, affections cardio-vasculaires, maladies auto-immunes, etc.

Qu’au moins, le Brésil sache utiliser les erreurs des autres, c’est le vœu chaleureux que je formule en ce début d’année 2014, ce dont je ne doute pas.

Docteur Jean-Pierre Poinsignon. Rhumatologue.

janvier 2014.

 

 

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 20:21

http://www.artliste.com/cafeteria-edward-hopper-15-335-iphone.jpg

(Face aux très nombreuses demandes de patients(es) cherchant sur la toile (en France)  des médecins « Seignaletistes » ou  simplement « ouverts »  à l’Alimentation Ancestrale, j’ai été obligé, par manque de temps et en le regrettant, de faire cette  lettre-réponse type que je publie.)

Chère Madame, Cher Monsieur,

J’ai le regret de vous informer que je  ne connais  pas de médecins en France en accord avec le concept de base selon lequel : «  Nous sommes fait de ce que nous mangeons » , chez qui  je puisse adresser un(e) patient(e) en toute confiance. La place très importante accordée à la Diététique Ancestrale et le profond changement alimentaire que je conseille à mes malades à qui je donne, en même temps, les meilleurs soins tout à fait conventionnels, ne sont pas encore prônés par beaucoup de médecins. (Manque de temps pour se former ? Manque de curiosité ? Satisfactions narcissiques des résultats déjà obtenus ? Rigidité ou début de sclérose cérébrale ? Fatigue ? Complaisance servile avec la Doxa ?...) Cette place primordiale que je donne à l’Alimentation décuple les résultats thérapeutiques et permet de diminuer d’une manière remarquable les doses de médicaments que je prescris à mes malades. C’est sur les témoignages personnels des très bons résultats constatés par ceux-ci, que je compte, pour divulguer les découvertes du Dr Jean Seignalet. Les facultés de Médecine « forment » des médecins pour exercer une bien décevante médecine des symptômes et prescrire des médicaments….pas forcément pour construire une Médecine efficace basée sur la cause des maladies. Seuls, quelques Homéopathes et quelques Médecins à Exercice Particulier, après plusieurs années d’échecs thérapeutiques, alors qu’ils centraient  leur exercice uniquement sur les médicaments, prennent conscience de l’importance de l’Alimentation pour l’amélioration de la Santé et même la Guérison. Ces médecins ont le courage de changer ; ils retrouvent ainsi la Joie et le Plaisir quotidien de soigner leurs semblables, malgré des conditions d’exercice a tendance étatique marquée ces dernières années.

Ce que je regrette, c’est le manque d’ouverture d’Esprit, de la médecine officielle, des mandarins avec leurs gros sabots, des « experts » et de certains médecins, formatés par les certitudes  inébranlables durement  acquises dans de longues années d’études médicales, manipulés par les « tortures des données » des tableaux statistiques des méta-analyses qui  fabriquent des « preuves » pour les gogos. Si cela semble trop tard pour eux, j’espère que d’autres thérapeutes comprendront que la Santé passe par  une modification alimentaire indispensable.

Vous qui me demandez un médecin ouvert à la Diététique pour vous aider, vous avez déjà fait la moitié du chemin, puisque vous avez pris conscience tout(e) seul(e) de l’importance de ce que vous mangez sur votre Santé ! Essayez de trouver le thérapeute digne de votre confiance, mais surtout comptez sur vous-même, sur vos sensations profondes et votre bon sens, sur l’acquisition de connaissances des nutriments, sur vos capacités d’auto guérison qui restent incroyablement très fortes. Il n’est jamais trop tard pour réparer les erreurs alimentaires de l’alimentation moderne  qui nous empoisonne avec le sourire complice de la publicité et des lobbys  de toutes sortes.

Courage !

Malgré notre sentiment commun d’être un peu seul(e) contre l’adversité ambiante.

Post-scriptum : Il existe des sites Internet remarquables comme celui de ma consœur québécoise Jacqueline Lagacé ou des conseils alimentaires dans la voie tracée par le  Dr Seignalet comme celui de « jemangemieux.com ».

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 17:07

enfantvache.jpg

 Photo  contre-Nature !

La Santé de cet enfant est dejà en danger . 

 

Les Rhumatismes Inflammatoires Chroniques  (RIC) sont occasionnés par un dérèglement grave du système immunitaire humain de défense, qui attaque, sans raisons connues, les propres composants articulaires de l’organisme, d’où le nom générique de « rhumatismes  auto-immuns ».

 

Il  existe d’autre part, de  fréquents et sérieux dérèglements  du système immunitaire du nourrisson humain, lorsqu’on lui impose du lait « maternisé » de la vache.  Quelquefois, lorsqu’un nourrisson consomme le lait maternel issu des seins de sa maman, qui ingurgite beaucoup de produits laitiers de la vache…en croyant bien faire pour elle-même et sa progéniture, il existe également des problèmes immunitaires. Ces troubles sont mal compris, si l’on n’a pas conscience de la pénétration de molécules de la vache dans le lait maternel humain.

 

Il semble logique et raisonnable pour un scientifique et un rhumatologue clinicien de se demander « s’il existe un lien ? » entre ces perturbations immunitaires du nourrisson, dès l’introduction du lait de la vache et les perturbations rhumatologique immunitaire des enfants (syndrome de l’activation des macrophages), des adolescents (maladie de Still, arthrite chronique juvénile), des adultes (polyarthrite rhumatoïde, pelvi spondylite rhumatismale, et malheureusement etc.)

 

 Cette question est encore un sujet tabou dans la communauté rhumatologique officielle, car celle-ci à d’autres totems à adorer. En ce qui me concerne, cela fait des années que j’estime que le lien étiologique est le lait de la vache, qui n’a rien à faire chez l’espèce humaine !

 

Le système immunitaire possède des cellules « mémoires », qui gardent, pendant des dizaines d’années, le fichier  d’identité des molécules qu’elles ont jugé étrangère au « Soi »   (c’est-à-dire : les antigènes). Les processus de « vaccination » sont tous basés sur cette mémoire immunitaire.  La vaccination est une sorte d’apprentissage forcé, que l’on fait subir aux lymphocytes mémoires (cellules de l’immunité) pour se protéger de maladies humaines microbiennes ou virales.

 

Les mammifères ont inventé, depuis des millions d’années d’Evolution, un « vaccin oral naturel» pour protéger  leurs petits, contre les maladies  infectieuses d’espèces, dès qu’ils tètent : le lait.

 

Chaque espèce de mammifère possède les infections qui lui sont propres et ne sont généralement pas transmissibles d’une espèce à l’autre : il existe une barrière inter espèce. (Certains virus, cependant, en passant par l’organisme porcin sont capables de s’adapter à l’Homme.)

 

Grâce à la présence de protéines de défense appelée « anticorps » ou « immunoglobulines », le lait est le vaccin Naturel. Ainsi, le lait de la vache vaccine son veau contre des maladies bovines ; le lait de la chèvre vaccine son chevreau contre des maladies caprines ; le lait humain vaccine le nourrisson contre des maladies humaines.

 

 Lorsque l’on donne du lait de vache à un nourrisson, on cherche à le vacciner contre des maladies bovines !

 

Cela ne doit pas faire sourire, car cette fâcheuse habitude (la France reste le pays européen où les mères allaitent le moins  longtemps !) dérègle le système immunitaire du nourrisson pour le reste du temps de sa vie. (Les « religieux » de la preuve qui affirment que cela n’est pas prouvé, ne peuvent pas prouver que c’est faux…. Pitoyables experts autoproclamés qui croient apprendre aux oiseaux…  à voler !)

 

Cela  commence  mal pour le petit de l’Homme…  dès qu’on l’arrache au sein maternel, pour lui faire téter la vache : simple régurgitation, « croûte de lait », eczéma atopique, asthme, sinusite, otite, diarrhée, colite, toutes les muqueuses et séreuses deviennent inflammatoires puis dans un deuxième temps, les microbes s’en donnent à cœur joie… sur les membranes affaiblies (généralement, les médecins ne considèrent que les microbes, qu’ils tiennent,  mordicus,  pour la causalité des troubles : archaïques  convictions  de l’époque  pastorienne ; bronchiolite, bronchite infectieuse, coryza viraux  surinfectés à répétition, etc.

 

Les  « allergies » alléguées, par le  même corps médical, sont en réalité des réactions logiques de défense du  système immunitaire envahi par des  molécules  étrangères. Un simpleempoisonnement alimentaire culturel dans lequel la vache est devenue la seconde mère nourricière du bébé humain. (Le tableau me paraît un peu bestial !)

 

J’explique parfois aux jeunes mamans, me consultant pour leurs douleurs lombaires ou dorsales que leur « nourrisson allergique au lait de la vache » n’est pas du tout un « nourrisson anormal ». Il faut considérer les choses avec un angle de vue diamétralement opposé : leur nourrisson est tout à fait « normal ». Il exprime naturellement des symptômes, correspondants au fonctionnement humain  du système immunitaire de l’espèce, en réaction à des protéines étrangères à l’espèce humaine, imposées bien trop tôt par  une alimentation inappropriée. Dès lors, il faut bien admettre que  ce sont nos pratiques alimentaires débiles qui fabriquent cette « allergie ».

 

Le dérèglement du système immunitaire du nourrisson est une bombe à retardement, qui peut exploser dans l’enfance (arthrite chronique juvénile), l’adolescence (diabète de type un) ou à l’âge adulte par une pathologie chronique auto-immune. Un allaitement maternel absent ou bien trop écourté, peut avoir des conséquences redoutables, sur certains terrains génétiques, longtemps après les « petits troubles alimentaires anodins du nourrisson », qu’il conviendrait d’identifier par la Nutrigénomique.

 

Sur certains terrains génétiques, lorsque le système immunitaire n’a pas reçu les molécules messagères prévues par l’espèce humaine, contenues dans le lait humain pour établir la « Tolérance Orale » (mécanisme très complexe, qui fait que généralement, l’on n’est pas  allergique à ce que l’on mange), le système immunitaire est déréglé durant toute l’existence. On ne guérit malheureusement jamais d’une maladie auto-immune. On peut entrer en rémission, grâce à des thérapeutiques lourdes, mais également en modifiant radicalement son alimentation. Les rhumatismes auto-immuns et beaucoup d’autres maladies auto-immunes  sont la rencontre d’un terrain génétique prédisposé et de « l’alimentation moderne ». Comme on ne peut pas changer ses propres gènes, il faut nécessairement changer l’alimentation et  se diriger bien vite vers la Diététique Ancestrale.

 

Je prétends, comme de plus en plus de chercheurs indépendants que les laits  des mammifères ne sont pas interchangeables  d’une espèce à l’autre. Les tissus biologiques liquides (les sécrétions)  des mammifères sont  spécifiques d’une espèce : sucs digestifs, sang, liquide séminal, etc.

 

 Les sucs digestifs d’un mammifère herbivore ne peuvent pas contenir à un carnivore, car les enzymes pour digérer les végétaux ne sont pas les mêmes enzymes que celles qui digèrent la viande ; le sang du taureau même s’il est rouge, ne convient pas au circuit artério-veineux du mouton, car les artères et les veines se  rempliraient de caillots bien vite…, le sperme du lion ne peut pas féconder la hyène… car la Nature a créé des espèces  différentes (cf. : la spéciation). Ce raisonnement simple, qui rappelle les cloisons biologiques entre espèces, ne semble pas du tout appliqué par le commun des mortels en Occident, en ce qui concerne le lait de la vache et les laits des autres mammifères. Les conséquences sur l’état sanitaire de tous les pauvres humains « transgresseurs »  ignorants  des principes biologiques  de base de leur propre espèce….sont tristes et affligeantes.

 

Le liquide blanc qui sort des pis des  vaches est promu par les industriels : « aliment du nourrisson humain » (calcium, croissance… le refrain m’est ennuyeux) ; n’en déplaise à ce commerce scandaleux, le lait « maternisé » n’est pas du lait « humanisé ». L’opération magique de « reconstitution » du lait humain n’existe pas. C’est un prodige nauséabond du marketing et une falsification mercantile de la réalité.

 

La Rhumatologie, comme toutes les spécialistes de la Médecine, devrait se mobiliser contre les dérives alimentaires actuelles, entretenues par des lobbys agroalimentaires très puissants et des pouvoirs publics mal conseillés.

 

Les pédiatres devraient vite acquérir des notions d’immunologie. Les sages femmes devraient plus insister pour l’allaitement maternel. Les nourrices professionnelles (comme elles existaient, depuis la nuit des temps jusqu’au début du XXe siècle) devraient revenir… en cas d’impossibilité d’allaitement.

 

Les malades devraient arrêter de croire les menteurs mais, bon… j’arrête  de rêver…

 

 

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:22

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Pourquoi la Diététique Ancestrale  du Dr Jean Seignalet est-elle si efficace sur les pathologies inflammatoires humaines et sur plus de 100 maladies ?

Tout simplement parce que cette « Alimentation hypotoxique » ne stimule   pas les systèmes immunitaires à enflammer les muqueuses ou  les différents tissus humains soumis à leurs  maintenances et à leurs surveillances. Ce sont en effet les cellules des systèmes immunitaires qui lancent les batailles de l’inflammation.

Il suffit de rajouter le suffixe  « ite » au nom grec ou latin d’un organe pour nommer une maladie inflammatoire. Inflammation d’un sinus de la face : sinusite, inflammation du derme : dermite, du colon : colite, d’un tendon : tendinite, de l’encéphale : encéphalite, arthrite pour l’articulation, artérite pour l’artère, phlébite pour la veine, névrite pour le nerf, hépatite pour le foie, etc. etc.

Notre système immunitaire inné ancien provient de la phylogenèse de l’espèce humaine. Notre système immunitaire adaptatif (plus récent dans l’Evolution) est forgé par notre histoire personnelle, depuis l’établissement de la «Tolérance Orale» (mécanismes complexes) lorsque nous sommes « nourrissons », qui fait tolérer notre alimentation humaine, jusqu’à la rencontre des nombreux antigènes, tout au long de notre vie. Les deux systèmes immunitaires collaborent, à chaque seconde, pour nous défendre contre les microbes, les toxines et les dysfonctionnements de la régulation cellulaire de notre organisme.

Le rôle des deux systèmes immunitaires coordonnés  lutte contre toute intrusion microbienne ou de toxines dans notre « SOI » et les élimine normalement de notre organisme, lorsque tout se passe bien. L’amélioration des connaissances de ces deux systèmes a été prodigieuse durant les quinze dernières années  et ne sont pas encore toutes assimilées par l’ensemble du corps médical. (Doux euphémisme !)

Que ce soit par l’inflammation  chronique visible ou ressenti lorsque l’on est malade, où insidieusement par une inflammation   invisible (maladie des artères coronaires ou des artérioles du cerveau - où l’on  accuse l’innocent cholestérol-) les dégâts causés par la production des radicaux libres oxygénés issus des cellules de l’immunité sont irrémédiables au fil des années. La cancérisation cellulaire est de plus en plus considérée par les chercheurs comme une conséquence d’une inflammation chronique entretenue par la constante arrivée d’antigènes stimulant les réactions des systèmes immunitaires.

Nos deux systèmes immunitaires ont été forgés par des milliers d’années d’alimentation naturelle du « cueilleur chasseur nomade ». L’alimentation « moderne », c’est-à-dire l’alimentation industrielle occidentale, si elle permet quantitativement de nourrir les populations riches, réserve cependant de bien mauvaises surprises : obésité, diabètes, cancers, dégénérescences multiples (maladie d’Alzheimer, Parkinson, DMLA, arthroses diverses, ostéoporose, etc.) ainsi que les nombreuses maladies inflammatoires chroniques avec participation active des systèmes immunitaires déréglés. (Maladies auto-immunes).

L’accumulation des observations pratiquées par des médecins indépendants et honnêtes (cf. «The China Study  du Dr T. Colin Campbell), la publication des raisonnements d’immunologues, démontrent  quotidiennement que l’alimentation moderne nous conduit à la maladie. Tout en admettant fort bien que certains terrains génétiques sont plus fragiles que d’autres, force est de constater qu’il est plus facile de changer d’alimentation que de gènes !

Consommer les produits laitiers animaux, le gluten surchauffé, les molécules de Maillard, les colorants alimentaires et autres pesticides, les graines insecticides OGM, etc. provoquent les réactions inflammatoires des systèmes immunitaires dont nous faisons les frais…..nous nous plaignons de nos maladies…. mais nous sommes en grande partie responsable.

 Certains thérapeutes qui soignent avec des dogmes désormais archaïques, répètent comme une litanie : « ceci n’est pas prouvé ». Ils suivent aveuglément, sans aucun esprit critique, la machine à fabriquer des preuves et à laver les  cerveaux : l’EBM = evidence based  medicine, nouvelle religion des fabricants de médicaments et d’inventeurs de maladies. Ils confondent souvent sans rien comprendre des enjeux en dollars, l’absence de preuves d’efficacité et les preuves de l’absence d’efficacité. Ils oublient d’estimer la balance : risques / efficacité, lorsqu’ils prescrivent un médicament. Leurs beaux diplômes les empêchent de retourner aux sources des nouvelles connaissances, qui ne sont certainement pas les marchands.

Ajoutons pour terminer ce tableau pas très drôle que les pouvoirs publics sont d’une incompétence prétentieuse et arrogante.

Il existe de sérieuses raisons d’espérer des changements dans l’avenir et une fois encore le souffle d’air frais viendra de pays nouveaux à l’intelligence non sclérosée. Au Québec, une scientifique spécialiste en immunologie,  souffrant de rhumatismes a eu la chance de connaitre et la curiosité d’adopter la Diététique Ancestrale du Dr Jean Seignalet, et tout naturellement… s’est retrouvée en rémission, sans douleurs articulaires. Jacqueline Lagacé a écrit un livre témoignage : « Comment j’ai vaincu la douleur et l’inflammation chronique par l’alimentation » et ouvert un site Internet très réactif que je recommande vivement :

http://jacquelinelagace.net/2013/01/26/2488/

VIVE le CANADA et VIVE LA BELLE PROVINCE !

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 15:58

6600

 

  1. 1.    Je m’hydrate. La substance la plus importante d’une articulation est cette matière mystérieuse qu’est le cartilage articulaire, plus lisse que la glace et qui a un coefficient de friction inférieure à deux glaçons qui glissent l’un sur l’autre….. sans entrer dans la biochimie du cartilage, il est fait de 75 %....d’eau ! Le conseil numéro un pour améliorer l’état les articulations est celui d’une hydratation suffisante.

 

  1. 2.    Je mange beaucoup de fruits et de légumes crus. Le cartilage est structuré par  des fibres de collagène, qui est une protéine nécessitant de la vitamine C pour sa fabrication solide. (cru ou le moins cuit possible, puisque la chaleur de cuisson détruit la vitamine C.)

 

  1. 3.    Je fais de l’exercice. Les cellules qui fabriquent les cartilages ont besoin d’être stimulées mécaniquement pour le produire, c’est-à-dire qu’il faut du mouvement pour avoir un cartilage de bonne qualité ; le troisième conseil doit donc être celui de marcher, courir, sauter….en fait de « bouger » puisque les articulations sont faites pour s’articuler.

 

  1. 4.    Je diminue ma ration de produits laitiers. Il est de plus en plus notoire que les produits laitiers animaux contiennent des protéines hormonales et de croissance spécifiques aux différentes espèces de mammifères. Les laits des animaux ne sont pas interchangeables… Les structures autour des articulations (tendons, ligaments, capsules, os) payent un lourd tribut au déni de cette évidence biochimique… non commerciale il est vrai.

 

  1. 5.    Je pratique une activité sportive pour le seul plaisir personnel. Le plaisir de pouvoir bouger son corps est la seule justification du sport humain. Le sport de compétition avec ses relents agressifs ou nationalistes, le sport professionnel et ses dollars,le culte de la douleur, de la sueur narcissique ou du résultat glorieux sont néfastes pour les articulations de l’appareil locomoteur. Gloire « olympique » ou arthrose, tel est le choix dont il  faut savoir prendre conscience.

 

  1. 6.    J’écoute mon intestin. Il n’existe pas de bonnes articulations sans bon fonctionnement intestinal, tous les troubles du transit occasionnent tôt ou tard des altérations des structures articulaires et bien évidemment des problèmes de santé et du mouvement du corps.

 

  1. 7.    Je prends conscience de la nécessité vitale du soleil sur l’être humain diurne que je suis. Sans tomber dans les outrances, ni les cabines à UV une activité physique au soleil devient la source de production de la vitamine D, véritable hormone de santé. la vitamine D agit sur l’os, les muscles, donc sur toute fonction articulaire.

 

 

  1. 8.    Je me méfie du sur- cuit, des grillades, les fritures et je diminue les températures de cuisson quitte à augmenter les temps de cuisson, j’en profite pour jeter à la déchetterie mon four à micro-ondes et j’achète un cuit-vapeur douce. Les « molécules de Maillard » créées par les hautes températures de cuisson sont toxiques pour toutes les cellules humaines et les articulations.

 

  1. 9.     Je suis prêt à changer d’habitudes mais de manière progressive donc durable. Le plaisir alimentaire repose sur mes goûts alimentaires issues de ma Culture. Mes certitudes dans le choix de ces aliments devraient s’appuyer sur une meilleure connaissance de ceux-ci et non plus jamais sur un discours et des conseils mercantiles.

 

  1. 10.  Je consulte un médecin en cas de douleurs articulaires spontanées ou à l’effort et j’exige de lui un diagnostic précis et non pas celui d’une vague « douleur rhumatismale à cause de mon âge » ou d’une « tendinite » fourre douleur commode de facilité . Je recherche surtout un traitement de la cause et non un médicament cache-misère du symptôme que je lui exprime.

 

 

 

 

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 12:12

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Réponse par courrier électronique à une inconnue  qui me demande si elle doit reprendre son traitement contre l’ostéoporose par le PROTELOS. 

Chère madame,

 

Il est bien délicat et très périlleux de faire une réponse médicale par Internet ne connaissant pas les chiffres de votre densité osseuse et surtout ne connaissant pas le contexte de votre « maladie ». Je vous propose tout d'abord d'être très critique avec le concept pathologique de l'OSTEOPOROSE et de lire avec soin le chapitre « acidulé » que j'y consacre dans mon ouvrage : Rhumatismes et si votre alimentation était coupable ?


Quoi qu'il en soit..... Vous êtes encore très jeune (63 ans)  et l’on  ne pourra pas maintenir, pendant 30 ans d'espérance de vie, votre état osseux avec un seul médicament ! Pour une maladie....Multifactorielle !   (N’en déplaise à certains, il existe tout de même une logique scientifique.)


Faut-il ou non reprendre le traitement par le "PROTELOS" demeure la question fondamentale que je me pose tous les jours avec mes propres malades !
Qu'est-ce que je veux obtenir en tant que rhumatologue ? Une diminution du risque fracturaire par une augmentation de la solidité osseuse ou une amélioration de l'équilibre de mes patientes pour leur éviter de mauvaises chutes ? Les chiffres de densité osseuse sont un bien mauvais reflet de la solidité osseuse. Un os vivant avec un taux sanguin de vitamine D relativement élevée ou un os plus ou moins "lourd" avec de meilleurs chiffres statistiques de densité osseuse? La masse atomique du strontium (38) est presque deux fois plus importantes que la masse atomique du calcium (20). (Le  protelos est un sel de strontium).

Vous voyez que la réponse n'est pas encore tranchée.... C'est peut-être pour ceci que j'ai bien tardé avant que de me décider à vous envoyer cet e-mail !

Discutez-en avec votre rhumatologue et surtout, qu'il prenne bien son temps de réflexion avant de vous donner une réponse remplie de certitudes thérapeutiques....

C'est en effet le doute qui m'habite.... 

(Mais je dois reconnaître que face à l'ostéoporose : cette "maladie" qui ne fait « même pas mal ».... l'angoisse des femmes est très forte … que l’angoisse de la patiente, face au doute du médecin n’est certainement pas la base d’un rapport humain harmonieux !)
D'abord ne pas nuire... Soulager toujours.... Guérir quelquefois !
Pour l’instant je me satisfais toujours de cette devise hippocratique qui honore la Médecine, telle que je la conçois. Merci de votre attention.

Très respectueusement à vous.

 

 addendum rédigé le 2 février 2014.

 

Deux ans après ces doutes et  ces interrogations,c'est l'Agence Européenne du Médicament qui va bientôt faire retirer le PROTELOS du marché Médicamenteux de l'ostéoporose. 

L’agence a reconnu, fin 2013, que les risques encourus par les malades  qui utilisaient ce médicament étaient supérieurs aux seuls bénéfices envisageables : celui d’augmenter la solidité osseuse et pas forcément les chiffres de densité osseuse et celui de diminuer le nombre de fractures d’une manière absolue et non d’une manière relative. En ce qui concerne l’ostéoporose, il faudra un jour  apprendre aux médecins  à bien  lire les tableaux statistiques des fabricants de médicaments pour leur éviter les faux espoirs, qui consiste à croire  possible l’invention d’une molécule unique, capable de résoudre une affection de causes polyfactorielles telle que l’ostéoporose. Pour revenir au PROTELOS , Il se pourrait bien que le strontium, la base moléculaire de ce sel, qui a un poids moléculaire deux fois plus important que celui du calcium, fasse artificiellement augmenter les chiffres de la densité osseuse, faisant croire à une meilleure solidité apparente, aux vues des artifices technico-statistico-scientifique de la densitométrie osseuse, et qu’ encore une fois les rhumatologues experts et les autres médecins n’y est vu que du feu….Il faut dire que ce feu a été savamment allumé et entretenu par un laboratoire français (cocorico !) très bien introduit dans toutes les agences d’agrément et de surveillance du médicament. Le nationalisme industriel pharmaceutique fait-il partie de la « raison d’État » en oubliant les citoyens ?

 Il y a plus de 30 ans, on avait déjà persuadé les rhumatologues de prescrire du FLUOR qui augmentait la densité osseuse mais qui  fragilisait l’os, rendu cassant et  dense comme de la craie, on a essayé depuis de nous convertir aux BIPHOSPHONATES en musclant de plus en plus la molécule chimique de synthèse (celle ci est indestructible dans la Nature à cause de sa triple liaison entre deux atomes de carbone), qui elle aussi « gèle » tellement l’os, qu’elle provoque soit des ostéonécrose de la mâchoire, soit des fractures fémorales atypiques, soit des troubles cardiaques pouvant entraîner la mort…. après « une seule perfusion par an » comme le dit si bien la pub pour soigner le risque fracturaire. Aujourd‘hui, c’est la mort du ranélate de strontium, c’est-à-dire du protelos.La messe est dite.

 

 

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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 23:03

    4905masti.jpgLa FAO (Food Agricultural Organisation) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont défini en 1977  le « yaourt » (ou « yoghourt ») comme un lait pasteurisé coagulé, grâce à une fermentation lactique acidifiante, du à deux  germes spécifiques : Streptococcus Thermophilus et lactobacillus Bulgaricus, en excluant tout autre bactérie.

Ces deux bactéries vivent en symbiose  et se rendent des services alimentaires, car leur équipement enzymatique est complémentaire pour proliférer. Elles acidifient le milieu, dans lequel elles se développent, en acide lactique, ce qui est un frein de développement pour les autres germes. C’est le principe de la fermentation lactique acidifiante pour conserver beaucoup d’aliments comme la choucroute, le miso, etc. Jusque-là, rien à redire sur le yaourt, produit vivant, qui doit contenir ou moins 10 millions de germes par gramme de produit et une teneur acide d’au moins 0,7 %, lors de la vente. C’est d’ailleurs sur cette argumentation de « bons germes pour l’intestin » qu’il a été vendu dans les pharmacies au début du XXe siècle, pour les nourrissons qui avaient eu une diarrhée infectieuse et qui avaient eu la chance d’en réchapper.

c’est aussi grâce a cette « bonne flore » pour l’intestin humain qu’il est devenu un des principaux « Alicament » avec toutes les autres variété de laits fermentés « enrichis » aux poudres de lait, aux protéines de lait, au lactose, aux minéraux, en vitamines… parés de toutes les vertus de santé, qu’il vaut mieux dénommer sous le terme d’ « allégations mercantiles ». Un gros producteur de produits laitiers français vient d’être condamné à une lourde amende, aux États-Unis d’Amérique du Nord pour avoir fait du marketing avec de telles allégations … ce gros producteur développe un centre de recherche avec de nombreux chercheurs, emplois de nombreuses diététiciennes pour essayer de prouver qu’il développe des microbes utiles à l’être humain… dans les produits qu’il vend, comme si l’Evolution darwinienne l’avait attendu… lui et sa firme pour maintenir l’Homme en bonne santé ! Cet industriel français est en train d’empoisonner les Chinois,  en effet, il se taille, en Chine, des parts de marché.

 La face  connue du yaourt en fait un « aliment de Santé », je vais essayer de montrer l’autre face de ce milieu de culture vivant. La face cachée, pas très jolie, jolie !

 Il faut d’abord signaler que la flore intestinale humaine est très mal connue. On vient de prendre conscience qu’il existe des milliers d’espèces inconnues, qui vivent à l’intérieur de notre intestin en permanence, y mangent, se reproduisent à une vitesse surprenante, élaborent beaucoup de molécules que nous utilisons sans le savoir, entraînent nos défenses immunitaires et vivent d’une manière surprenante en étant tolérées par notre Système Immunitaire. On donne le nom de BIOTOPE à l’ensemble des microbes qui vivent dans notre corps. Le nombre de gènes de ces organismes vivants est bien supérieur au nombre de  gènes humains (environ 25 000 chez l'Homme). Les différentes proportions de toutes ces classes et ces familles de bactéries sont discriminantes et chaque être humain à son biotope spécifique, qui est directement fonction de son alimentation personnelle.

Remarque importante : les bactéries des yaourts ne s’implantent pas dans notre tube digestif et n’y restent pas longtemps…. ce qui tendrait à prouver qu’elles n’ont rien à y faire…mais ceci n’est pas encore très grave…. sauf si l’on retrouve les  mêmes bactéries des « yaourts » « ACTIMEL » et « ACTIVIA » (laits fermentés avec d’autres bactéries) dans l’intestin  des porcs d’élevage, à qui on les donne pour les faire grossir vite ! (conférer au travail  du professeur  DIDIER RAOULT chef du service de virologie de l’hôpital de la Timone à Marseille qui pose la question de la causalité de l’obésité galopante par la consommation du « yaourt » en écrivant un article ironique : « DEVENEZ XXL AVEC DES YAOURTS », après avoir lancé un pavé dans la mare laitière, dans la sérieuse et prestigieuse revue scientifique : « NATURE ».)

Des chercheurs suédois et danois ont découvert des protéines, inconnues  jusqu’alors, dans les produits laitiers,  faisant travailler le pancréas endocrine pour rien. Plus exactement lui  intimant l’ordre d’une sécrétion d’insuline (protéine insulinotrope), alors qu’il n’y a aucune nécessité de l’insuline, car les produits laitiers ne sont pas des aliments à index glycémique élevé.

La plupart des fruits frais et légumes verts, légumes secs, céréales en grains, chocolat noir riche en cacao, lait et produits laitiers, viandes, oléagineux ont un indice glycémique faible  inférieur ou égal à 35.

D’une manière générale plus les aliments possèdent un Index Glycémique élevé (supérieur à 50), plus il existe une réaction pancréatique de sécrétion réactionnelle d’insuline pour faire pénétrer le glucose dans les cellules et les nourrir en apportant l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. C’est ainsi que le cerveau humain consomme de 200 grammes de glucose par jour, ce qui est encore bien peu par rapport à la consommation des muscles en activité.

  Tout en faisant pénétrer le glucose dans chacune de nos cellules, l’insuline contribue à maintenir le taux constant de glycémie autour de un gramme par litre de sang, par un  fonctionnement complexe normal. C’est la régulation glycémique physiologique.

 Si le pancréas « fatigue » et ne délivre pas assez d’insuline, il existe alors un trouble de la régulation glycémique…le glucose ne peut pas pénétrer dans la cellule et reste dans le compartiment liquide sanguin…le taux de glucose sanguin monte…, 1,50 gramme, 2 grammes, 3 grammes etc., le glucose va être éliminé par le rein, provoquer des dégâts au passage, pour se retrouver dans l’urine qui deviendra ainsi sucrée… c’est le diabète sucré. Comme beaucoup de glucose alimentaire est perdu, le malade maigrit : c’est le diabète « maigre » appelé  également diabète de « type 1 », c’est une maladie auto-immune avec des anticorps qui attaquent le pancréas dès le plus jeunes âge, très fréquents dans les pays nordiques (Norvège, Suède, Danemark, gros consommateurs de produits laitiers. (Je sais…. l’épidémiologie ne « prouve» rien du tout…. mais elle peut quand même donner de sérieux indices, pour peu que l’on sache observer et surtout réfléchir !)

Le diabète gras touche 20 % de la population nord-américaine, il semble provoqué par la surconsommation de produits trop graisseux et la sédentarité. De plus, la prise permanente  de nourriture, le « manger rapide » en marchant ou en  regardant un téléviseur perturbent la physiologie normale. Théoriquement c’est la sensation de faim qui entraîne la prise alimentaire induisant la satiété  mettant fin à la prise alimentaire d’une manière naturelle. On ne sait pas si la « qualité » alimentaire de l’alimentation moderne ne génère pas la satiété ou si des mécanismes psychologiques liés aux modes de vie de la Civilisation  moderne (stress, angoisses existentielles, etc.) pousse le cerveau à stocker les réserves lipidiques, toujours est-il, que le nombre d’obèses en danger de diabète augmente, même sur le vieux continent européen.

 Les troubles de la régulation du glucose sont généralement le fait d’une faillite des cellules endocrines du pancréas.

Les produits laitiers et les yaourts possèdent un index glycémique très bas et sont conseillés  grâce à cette qualité par tous les « diététiciens » aux gens normaux, non diabétique dans le paradigme moderne et la diabolisation débile des sucres, mais également aux diabétiques (ces mêmes « diététiciens » qui n’ont peur de rien, conseillent l’aspartame à ces mêmes malades) en ignorant superbement que les yaourts ont un indice insulinique élevé.

Cette réponse pancréatique tout à fait surprenante semble due à des protéines inconnues des produits laitiers (abondantes dans le lactosérum) et des recherches devraient être conduites pour confirmer les travaux des chercheurs suédois et danois.

À mon avis ces recherches vont manquer de parrainage financier. Qui aurait intérêt à démontrer la toxicité de certaines protéines des produits laitiers (entre autres) sur le pancréas endocrine ?

Pourquoi le pancréas sécrète de l’insuline pour rien ?  Pourquoi travaille-t-il à élaborer une molécule complexe sans signal d’hyperglycémie ? Ce travail inutile ne va-t-il pas finir par le fatiguer ?  Le détériorer ?  Le faire vieillir avant l’âge ?

Inutile de vous dire que je n’ai pas la réponse à ces interrogations, j’aimerais simplement que des chercheurs  indépendants des lobbys, s’ils existent, ou des chercheurs fondamentalistes  se les posent.  Cela pourrait rendre service aux malades diabétiques.

 Le yaourt est un faux ami pour les diabétiques  et  c’est également un faux jeton pour les gens en bonne santé !

Depuis des années je répète inlassablement que la partie la plus dangereuse les produits laitiers animaux sont les protéines parce qu’elles sont immunogènes, c’est-à-dire qu’elles perturbent gravement  notre système immunitaire et qu’elles possèdent des messages hormonaux de croissance, inutiles et surtout néfastes chez les êtres adultes qui ont terminé leur croissance par définition.

Le fait qu’elles stimulent la sécrétion d’insuline quand l’organisme n’en a guère besoin n’augure rien de bon…

Pour ceux qui ont le courage de lire encore…. je donne ci-dessous les références de l’article paru dans une revue scientifique américaine et  les conclusions résumées des chercheurs.

American Journal of Clinical Nutrition, Vol. 80, No. 5, 1246-1253, November 2004
© 2004 American Society for Clinical Nutrition

 

« Comparaison de la Glycémie et de l'Insulinémie chez les sujets sains après des repas de protéines de lait (lactose équivalent) et autres aliments : le rôle des acides aminés plasmatiques et les incrétines. »

Mikael Nilsson, Marianne Stenberg, Anders H Frid, Jens J Holst et Inger ME Björck

1 Du ministère de la nutrition appliquée et de chimie alimentaire, Université de Lund, en Suède (MN, MS et IMEB), Clinique d'endocrinologie, Hôpital universitaire MAS, Malmö, Suède (AHF) et le Département de Physiologie médicale, l'Institut Panum, Université de Copenhague, au Danemark (JJH)

2 pris en charge  par des subventions du Conseil de recherche suédois de l'Environnement, sciences agronomiques et l'aménagement du territoire (projet non. 50.0297 à 00), et Albert Direktor Påhlssons Stiftelse för forskning och välgörenhet.

3 Réimpressions pas disponibles. Adresse de correspondance à M Nilsson, Applied Nutrition et Food Chemistry, Lund University, PO Box 124, 221 00 Lund, Suède. E-mail: @ mikael.nilsson inl.lth.se .

RÉSUMÉ de l’essai clinique.

Contexte : Les produits laitiers s'écartent d'autres aliments contenant des glucides en ce sens qu'ils produisent des réponses élevés d'insuline, en dépit de leur faible Index Glycémique.

Le mécanisme insulinotrope de lait n'a pas été élucidé.

Objectif:L'objectif était d'évaluer l'effet des principales sources alimentaires de protéines animales ou végétales sur les concentrations de la glycémie postprandiale, d'insuline, d’acides aminés et d’hormones incrétines [glucose-dépendant insulinotrope polypeptide (GIP) et le glucagon-like peptide 1] chez des sujets sains.

Description : on a donné à douze volontaires sains des  repas expérimentaux pour l’essai  constitué de lait, de fromage reconstitué, de lactosérum, de  morue et de gluten de blé avec des quantités équivalentes de lactose. Une charge équivalente de glucide de pain blanc de blé a été utilisée comme le repas de référence.

Résultats: Une corrélation a été trouvée entre les réponses d'insuline postprandiale (après le repas n.d.t.) et des augmentations d’acides aminés plasmatiques; les plus fortes corrélations ont été observées pour la leucine, valine, la lysine et l'isoleucine. Une corrélation a également été obtenue entre les réponses de l'insuline et les concentrations de GIP. La poudre de lait reconstitué et le lactosérum n’augmentaient que très peu la glycémie postprandiale par rapport à la référence du pain blanc (moins 62% et moins 57% respectivement). Le repas de lactosérum était accompagné par une hausse de l'insuline (90%) et de GIP (54%). (Les protéines solubles du petit lait semblent les plus insulinotrope.)

Conclusions: On peut conclure que les protéines alimentaires diffèrent dans leur capacité à stimuler la libération d'insuline, éventuellement en affectant différemment la libération anticipée des hormones incrétines et des acides aminés insulinotrope.

 Les protéines du lait ont des propriétés insulinotrope, la fraction de lactosérum contient le sécrétagogue de l'insuline qui prédomine.

Mots clés:L'index glycémique • index insulinique • protéines alimentaires de lactosérum de lait d'acides aminés •  acides aminés insulinotrope • incrétine hormones.

 Pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’à la fin vous avez pu remarquer que cette expérimentation a été  financée par le « Conseil de recherche suédois de l'Environnement, sciences agronomiques et l'aménagement du territoire. »

Bravo à la Suède !

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Published by Docteur Poinsignon
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