Lundi 9 janvier 2012 1 09 /01 /Jan /2012 12:12

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Réponse par courrier électronique à une inconnue  qui me demande si elle doit reprendre son traitement contre l’ostéoporose par le PROTELOS. 

Chère madame,

 

Il est bien délicat et très périlleux de faire une réponse médicale par Internet ne connaissant pas les chiffres de votre densité osseuse et surtout ne connaissant pas le contexte de votre « maladie ». Je vous propose tout d'abord d'être très critique avec le concept pathologique de l'OSTEOPOROSE et de lire avec soin le chapitre « acidulé » que j'y consacre dans mon ouvrage : Rhumatismes et si votre alimentation était coupable ?


Quoi qu'il en soit..... Vous êtes encore très jeune (63 ans)  et l’on  ne pourra pas maintenir, pendant 30 ans d'espérance de vie, votre état osseux avec un seul médicament ! Pour une maladie....Multifactorielle !   (N’en déplaise à certains, il existe tout de même une logique scientifique.)


Faut-il ou non reprendre le traitement par le "PROTELOS" demeure la question fondamentale que je me pose tous les jours avec mes propres malades !
Qu'est-ce que je veux obtenir en tant que rhumatologue ? Une diminution du risque fracturaire par une augmentation de la solidité osseuse ou une amélioration de l'équilibre de mes patientes pour leur éviter de mauvaises chutes ? Les chiffres de densité osseuse sont un bien mauvais reflet de la solidité osseuse. Un os vivant avec un taux sanguin de vitamine D relativement élevée ou un os plus ou moins "lourd" avec de meilleurs chiffres statistiques de densité osseuse? La masse atomique du strontium (38) est presque deux fois plus importantes que la masse atomique du calcium (20). (Le  protelos est un sel de strontium).

Vous voyez que la réponse n'est pas encore tranchée.... C'est peut-être pour ceci que j'ai bien tardé avant que de me décider à vous envoyer cet e-mail !

Discutez-en avec votre rhumatologue et surtout, qu'il prenne bien son temps de réflexion avant de vous donner une réponse remplie de certitudes thérapeutiques....

C'est en effet le doute qui m'habite.... 

(Mais je dois reconnaître que face à l'ostéoporose : cette "maladie" qui ne fait « même pas mal ».... l'angoisse des femmes est très forte … que l’angoisse de la patiente, face au doute du médecin n’est certainement pas la base d’un rapport humain harmonieux !)
D'abord ne pas nuire... Soulager toujours.... Guérir quelquefois !
Pour l’instant je me satisfais toujours de cette devise hippocratique qui honore la Médecine, telle que je la conçois. Merci de votre attention.

Très respectueusement à vous.

 

 

Par Docteur Poinsignon
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 23:03

29427693_2c364b7ef2.jpgLa FAO (Food Agricultural Organisation) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont défini en 1977  le « yaourt » (ou « yoghourt ») comme un lait pasteurisé coagulé, grâce à une fermentation lactique acidifiante, du à deux  germes spécifiques : Streptococcus Thermophilus et lactobacillus Bulgaricus, en excluant tout autre bactérie.

Ces deux bactéries vivent en symbiose  et se rendent des services alimentaires, car leur équipement enzymatique est complémentaire pour proliférer. Elles acidifient le milieu, dans lequel elles se développent, en acide lactique, ce qui est un frein de développement pour les autres germes. C’est le principe de la fermentation lactique acidifiante pour conserver beaucoup d’aliments comme la choucroute, le miso, etc. Jusque-là, rien à redire sur le yaourt, produit vivant, qui doit contenir ou moins 10 millions de germes par gramme de produit et une teneur acide d’au moins 0,7 %, lors de la vente. C’est d’ailleurs sur cette argumentation de « bons germes pour l’intestin » qu’il a été vendu dans les pharmacies au début du XXe siècle, pour les nourrissons qui avaient eu une diarrhée infectieuse et qui avaient eu la chance d’en réchapper.

c’est aussi grâce a cette « bonne flore » pour l’intestin humain qu’il est devenu un des principaux « Alicament » avec toutes les autres variété de laits fermentés « enrichis » aux poudres de lait, aux protéines de lait, au lactose, aux minéraux, en vitamines… parés de toutes les vertus de santé, qu’il vaut mieux dénommer sous le terme d’ « allégations mercantiles ». Un gros producteur de produits laitiers français vient d’être condamné à une lourde amende, aux États-Unis d’Amérique du Nord pour avoir fait du marketing avec de telles allégations … ce gros producteur développe un centre de recherche avec de nombreux chercheurs, emplois de nombreuses diététiciennes pour essayer de prouver qu’il développe des microbes utiles à l’être humain… dans les produits qu’il vend, comme si l’Evolution darwinienne l’avait attendu… lui et sa firme pour maintenir l’Homme en bonne santé ! Cet industriel français est en train d’empoisonner les Chinois,  en effet, il se taille, en Chine, des parts de marché.

 La face  connue du yaourt en fait un « aliment de Santé », je vais essayer de montrer l’autre face de ce milieu de culture vivant. La face cachée, pas très jolie, jolie !

 Il faut d’abord signaler que la flore intestinale humaine est très mal connue. On vient de prendre conscience qu’il existe des milliers d’espèces inconnues, qui vivent à l’intérieur de notre intestin en permanence, y mangent, se reproduisent à une vitesse surprenante, élaborent beaucoup de molécules que nous utilisons sans le savoir, entraînent nos défenses immunitaires et vivent d’une manière surprenante en étant tolérées par notre Système Immunitaire. On donne le nom de BIOTOPE à l’ensemble des microbes qui vivent dans notre corps. Le nombre de gènes de ces organismes vivants est bien supérieur au nombre de  gènes humains (environ 25 000 chez l'Homme). Les différentes proportions de toutes ces classes et ces familles de bactéries sont discriminantes et chaque être humain à son biotope spécifique, qui est directement fonction de son alimentation personnelle.

Remarque importante : les bactéries des yaourts ne s’implantent pas dans notre tube digestif et n’y restent pas longtemps…. ce qui tendrait à prouver qu’elles n’ont rien à y faire…mais ceci n’est pas encore très grave…. sauf si l’on retrouve les  mêmes bactéries des « yaourts » « ACTIMEL » et « ACTIVIA » (laits fermentés avec d’autres bactéries) dans l’intestin  des porcs d’élevage, à qui on les donne pour les faire grossir vite ! (conférer au travail  du professeur  DIDIER RAOULT chef du service de virologie de l’hôpital de la Timone à Marseille qui pose la question de la causalité de l’obésité galopante par la consommation du « yaourt » en écrivant un article ironique : « DEVENEZ XXL AVEC DES YAOURTS », après avoir lancé un pavé dans la mare laitière, dans la sérieuse et prestigieuse revue scientifique : « NATURE ».)

Des chercheurs suédois et danois ont découvert des protéines, inconnues  jusqu’alors, dans les produits laitiers,  faisant travailler le pancréas endocrine pour rien. Plus exactement lui  intimant l’ordre d’une sécrétion d’insuline (protéine insulinotrope), alors qu’il n’y a aucune nécessité de l’insuline, car les produits laitiers ne sont pas des aliments à index glycémique élevé.

La plupart des fruits frais et légumes verts, légumes secs, céréales en grains, chocolat noir riche en cacao, lait et produits laitiers, viandes, oléagineux ont un indice glycémique faible  inférieur ou égal à 35.

D’une manière générale plus les aliments possèdent un Index Glycémique élevé (supérieur à 50), plus il existe une réaction pancréatique de sécrétion réactionnelle d’insuline pour faire pénétrer le glucose dans les cellules et les nourrir en apportant l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. C’est ainsi que le cerveau humain consomme de 200 grammes de glucose par jour, ce qui est encore bien peu par rapport à la consommation des muscles en activité.

  Tout en faisant pénétrer le glucose dans chacune de nos cellules, l’insuline contribue à maintenir le taux constant de glycémie autour de un gramme par litre de sang, par un  fonctionnement complexe normal. C’est la régulation glycémique physiologique.

 Si le pancréas « fatigue » et ne délivre pas assez d’insuline, il existe alors un trouble de la régulation glycémique…le glucose ne peut pas pénétrer dans la cellule et reste dans le compartiment liquide sanguin…le taux de glucose sanguin monte…, 1,50 gramme, 2 grammes, 3 grammes etc., le glucose va être éliminé par le rein, provoquer des dégâts au passage, pour se retrouver dans l’urine qui deviendra ainsi sucrée… c’est le diabète sucré. Comme beaucoup de glucose alimentaire est perdu, le malade maigrit : c’est le diabète « maigre » appelé  également diabète de « type 1 », c’est une maladie auto-immune avec des anticorps qui attaquent le pancréas dès le plus jeunes âge, très fréquents dans les pays nordiques (Norvège, Suède, Danemark, gros consommateurs de produits laitiers. (Je sais…. l’épidémiologie ne « prouve» rien du tout…. mais elle peut quand même donner de sérieux indices, pour peu que l’on sache observer et surtout réfléchir !)

Le diabète gras touche 20 % de la population nord-américaine, il semble provoqué par la surconsommation de produits trop graisseux et la sédentarité. De plus, la prise permanente  de nourriture, le « manger rapide » en marchant ou en  regardant un téléviseur perturbent la physiologie normale. Théoriquement c’est la sensation de faim qui entraîne la prise alimentaire induisant la satiété  mettant fin à la prise alimentaire d’une manière naturelle. On ne sait pas si la « qualité » alimentaire de l’alimentation moderne ne génère pas la satiété ou si des mécanismes psychologiques liés aux modes de vie de la Civilisation  moderne (stress, angoisses existentielles, etc.) pousse le cerveau à stocker les réserves lipidiques, toujours est-il, que le nombre d’obèses en danger de diabète augmente, même sur le vieux continent européen.

 Les troubles de la régulation du glucose sont généralement le fait d’une faillite des cellules endocrines du pancréas.

Les produits laitiers et les yaourts possèdent un index glycémique très bas et sont conseillés  grâce à cette qualité par tous les « diététiciens » aux gens normaux, non diabétique dans le paradigme moderne et la diabolisation débile des sucres, mais également aux diabétiques (ces mêmes « diététiciens » qui n’ont peur de rien, conseillent l’aspartame à ces mêmes malades) en ignorant superbement que les yaourts ont un indice insulinique élevé.

Cette réponse pancréatique tout à fait surprenante semble due à des protéines inconnues des produits laitiers (abondantes dans le lactosérum) et des recherches devraient être conduites pour confirmer les travaux des chercheurs suédois et danois.

À mon avis ces recherches vont manquer de parrainage financier. Qui aurait intérêt à démontrer la toxicité de certaines protéines des produits laitiers (entre autres) sur le pancréas endocrine ?

Pourquoi le pancréas sécrète de l’insuline pour rien ?  Pourquoi travaille-t-il à élaborer une molécule complexe sans signal d’hyperglycémie ? Ce travail inutile ne va-t-il pas finir par le fatiguer ?  Le détériorer ?  Le faire vieillir avant l’âge ?

Inutile de vous dire que je n’ai pas la réponse à ces interrogations, j’aimerais simplement que des chercheurs  indépendants des lobbys, s’ils existent, ou des chercheurs fondamentalistes  se les posent.  Cela pourrait rendre service aux malades diabétiques.

 Le yaourt est un faux ami pour les diabétiques  et  c’est également un faux jeton pour les gens en bonne santé !

Depuis des années je répète inlassablement que la partie la plus dangereuse les produits laitiers animaux sont les protéines parce qu’elles sont immunogènes, c’est-à-dire qu’elles perturbent gravement  notre système immunitaire et qu’elles possèdent des messages hormonaux de croissance, inutiles et surtout néfastes chez les êtres adultes qui ont terminé leur croissance par définition.

Le fait qu’elles stimulent la sécrétion d’insuline quand l’organisme n’en a guère besoin n’augure rien de bon…

Pour ceux qui ont le courage de lire encore…. je donne ci-dessous les références de l’article paru dans une revue scientifique américaine et  les conclusions résumées des chercheurs.

American Journal of Clinical Nutrition, Vol. 80, No. 5, 1246-1253, November 2004
© 2004 American Society for Clinical Nutrition

 

« Comparaison de la Glycémie et de l'Insulinémie chez les sujets sains après des repas de protéines de lait (lactose équivalent) et autres aliments : le rôle des acides aminés plasmatiques et les incrétines. »

Mikael Nilsson, Marianne Stenberg, Anders H Frid, Jens J Holst et Inger ME Björck

1 Du ministère de la nutrition appliquée et de chimie alimentaire, Université de Lund, en Suède (MN, MS et IMEB), Clinique d'endocrinologie, Hôpital universitaire MAS, Malmö, Suède (AHF) et le Département de Physiologie médicale, l'Institut Panum, Université de Copenhague, au Danemark (JJH)

2 pris en charge  par des subventions du Conseil de recherche suédois de l'Environnement, sciences agronomiques et l'aménagement du territoire (projet non. 50.0297 à 00), et Albert Direktor Påhlssons Stiftelse för forskning och välgörenhet.

3 Réimpressions pas disponibles. Adresse de correspondance à M Nilsson, Applied Nutrition et Food Chemistry, Lund University, PO Box 124, 221 00 Lund, Suède. E-mail: @ mikael.nilsson inl.lth.se .

RÉSUMÉ de l’essai clinique.

Contexte : Les produits laitiers s'écartent d'autres aliments contenant des glucides en ce sens qu'ils produisent des réponses élevés d'insuline, en dépit de leur faible Index Glycémique.

Le mécanisme insulinotrope de lait n'a pas été élucidé.

Objectif:L'objectif était d'évaluer l'effet des principales sources alimentaires de protéines animales ou végétales sur les concentrations de la glycémie postprandiale, d'insuline, d’acides aminés et d’hormones incrétines [glucose-dépendant insulinotrope polypeptide (GIP) et le glucagon-like peptide 1] chez des sujets sains.

Description : on a donné à douze volontaires sains des  repas expérimentaux pour l’essai  constitué de lait, de fromage reconstitué, de lactosérum, de  morue et de gluten de blé avec des quantités équivalentes de lactose. Une charge équivalente de glucide de pain blanc de blé a été utilisée comme le repas de référence.

Résultats: Une corrélation a été trouvée entre les réponses d'insuline postprandiale (après le repas n.d.t.) et des augmentations d’acides aminés plasmatiques; les plus fortes corrélations ont été observées pour la leucine, valine, la lysine et l'isoleucine. Une corrélation a également été obtenue entre les réponses de l'insuline et les concentrations de GIP. La poudre de lait reconstitué et le lactosérum n’augmentaient que très peu la glycémie postprandiale par rapport à la référence du pain blanc (moins 62% et moins 57% respectivement). Le repas de lactosérum était accompagné par une hausse de l'insuline (90%) et de GIP (54%). (Les protéines solubles du petit lait semblent les plus insulinotrope.)

Conclusions: On peut conclure que les protéines alimentaires diffèrent dans leur capacité à stimuler la libération d'insuline, éventuellement en affectant différemment la libération anticipée des hormones incrétines et des acides aminés insulinotrope.

 Les protéines du lait ont des propriétés insulinotrope, la fraction de lactosérum contient le sécrétagogue de l'insuline qui prédomine.

Mots clés:L'index glycémique • index insulinique • protéines alimentaires de lactosérum de lait d'acides aminés •  acides aminés insulinotrope • incrétine hormones.

 Pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’à la fin vous avez pu remarquer que cette expérimentation a été  financée par le « Conseil de recherche suédois de l'Environnement, sciences agronomiques et l'aménagement du territoire. »

Bravo à la Suède !

Par Docteur Poinsignon
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Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 16:16

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L'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) au fonctionnement opaque, met les professionnels de santé en garde contre le Protelos, (je n’ai pas encore reçu le courrier) un médicament des laboratoires Servier, destiné à traiter l'ostéoporose.

Dans une lettre adressée aux médecins prescripteurs et aux pharmaciens et rendue publique, l'agence "recommande de restreindre l'emploi de ce médicament aux patientes de moins de 80 ans ayant une contre-indication ou une intolérance aux (autres traitements) et à risque élevé de fractures".

Elle a saisi l'Agence Européenne du Médicament (EMA) pour qu'elle réévalue le rapport bénéfice-risque de ce médicament destiné, aux femmes ménopausées, qui est depuis 2007 sous surveillance renforcée, en raison d'un risque d'hypersensibilité médicamenteuse. (Comme de nombreuses molécules médicamenteuses : anti-inflammatoires, antibiotiques, etc...Certaines allergies sévères peuvent en effet, se terminer par la mort.)

L'agence relève également des risques d'accidents thrombo-emboliques veineux du Protelos, médicament produit par Servier.

Servier dont le médicament Médiator est ou serait, selon plusieurs études rétrospectives et estimations, responsable de la mort de 500 à 2.000 personnes en France.(Rappelons que le Médiator était prescrit officiellement  pour abaisser la glycémie chez le diabétique,  mais qu’ il était prescrit également  par beaucoup de médecins, hors de son Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) , comme « coupe-faim »  chez les personnes en surcharge pondérale….puisque la forme de sa molécule  le rattachait à la classe des amphétamines….comme l’isoméride …. vite interdit, lui.)

Entre 220.000 et 450.000 patientes suivent un  traitement par le Protelos en France, d'après les chiffres respectifs de l'Afssaps et de la Haute autorité de santé (Has).

Dans l'attente des conclusions de l'EMA,(bravo...pour ce courage national !) l'agence n'a pas décidé de suspendre son utilisation sur le marché français. Mais elle conseille aux pharmaciens de renvoyer les patientes vers leur médecin traitant pour réévaluer la pertinence de leur traitement. (Le problème est de savoir si les médecins possèdent les moyens de réévaluer la pertinence de leur traitement…. En ont-ils le temps ? Ont-ils les moyens d’informations objectifs, c’est-à-dire, non « fourni » par le laboratoire fabricant ? Quels sont les leaders d’opinions médicales que les médecins écoutent ? Est-ce que l’Afssaps est de nouveau crédible ? Quand on sait que cette Agence est une  "usine à gaz" de plus de 1000 salariés : certains, fonctionnaires aux ordres de «  l’Etat médecin », d’autres, « experts désignés » inféodés grassement à l’industrie pharmaceutique. On dirait que cette organisation botte en touche européenne, pour ne pas prendre de décision, incompétente structurellement  à organiser la sécurité sanitaire et médicamenteuse de la population française, comme elle vient de le prouver dans l’affaire scandaleuse du Médiator.

REMBOURSEMENT du Protelos RÉDUIT…. De 65 % à 35 %.

Le 29 septembre2011, la Commission d'Autorisation de Mise sur le Marché a  préconisé le maintien du Protelos en pharmacie, en raison de son efficacité dans la réduction des fractures vertébrales et de la hanche. (Il est officiellement RE-reconnu que le médicament est efficace).

L'Afssaps précise qu'une surveillance du marché  (?) («  information » par le laboratoire ?, surveillance des médecins ?, surveillance des pharmaciens ? ) sera mise en place "pour s'assurer des bonnes conditions de prescription et de délivrance de ce médicament".

Au cours de l'évaluation du Protelos, l’afssaps a relevé des "mésusages du produit", avec notamment des prescriptions chez des  hommes ostéoporotiques, alors qu'il n'est indiqué que chez la femme ménopausée. (Il est exact que l’autorisation de mise sur le marché de cette molécule n’est acceptée que pour la femme ostéoporotique….il faudra encore quelque temps pour que l’extension de l’AMM  permette aux médecins de prescrire ce médicament aux hommes atteints d’ostéoporose).

 Récemment, le Protelos a vu ses conditions de remboursement fortement restreintes.

Le gouvernement a limité son périmètre de remboursement aux personnes ayant une contre-indication aux autres traitements contre l'ostéoporose (qui présentent   eux-mêmes, également, de fâcheux effets latéraux !) ou ne présentant aucun risque de phlébite ou d'embolie pulmonaire. (Le gouvernement n’est pas un très bon médecin pour évaluer les risques zéro des phlébites ou des embolies pulmonaires…comme si le risque zéro existait en Médecine… !)

Cette limitation de remboursement ne permettra qu'à quelques dizaines de milliers de personnes de se faire rembourser, selon la Has.

Le Protelos risque de plus un abaissement de son taux de remboursement. En septembre, la Haute autorité de santé a en effet revu à la baisse le "service médical rendu" de ce médicament, d'"important" à "modéré", suggérant une baisse de son taux de remboursement de 65 à 35%.

La punition, certainement nécessaire, contre les laboratoires Servier  devrait consister en une punition par voie de Justice pour leur faute professionnelle grave d’avoir commercialisé un médicament meurtrier, et d’avoir tenté par du lobbying auprès des élus, et des pressions sur le docteur FRACHON de retarder son retrait.

Les laboratoires Servier ont triché et seront punis.

Est-ce que pour autant tous les médicaments fabriqués par Servier son mauvais ?

L’État ne doit-il pas faire son examen de conscience ?  Sa « Haute autorité de santé », son « Afssaps »,ses « experts » issus des « Sociétés Savantes », ces fusibles de sécurité sont-ils bien tous à la hauteur des enjeux de Santé Publique ?

Permettez-moi d’en douter… lorsque je vois ces campagnes de vaccination de masse (grippe H1N1) qui coûte énormement à la Nation, sans que le ministre responsable du fiasco démissionne en s'excusant.

Permettez-moi d’en douter lorsque je vois ces campagnes nutritionnelles avec la bénédiction des Ministères de l’Agriculture, de la Santé, de l’Education Nationale pour « trois produits laitiers par jour au moins »…. Quand on sait que le lait de la vache est une merveille pour son veau…. uniquement  et qu’il empoisonne   l’Humain.

L’État ferait bien mieux de s’occuper de rechercher les causes de l’ostéoporose en payant des chercheurs publics déconnectés  de l’industrie agroalimentaire (ou en lisant mon livre....(humour ! )) ; pour améliorer la qualité du squelette des femmes occidentales ménopausées.

Le centre   de recherche de  Danone  emploie  directement  plusieurs  dizaines de  chercheurs pour essayer de  prouver  « scientifiquement » que le lait de la vache est une base alimentaire humaine. Ces salariés de Danone auront beau faire analyser les tableaux statistiques des résultats de leurs « expérimentations » intéressées, en demandant aux statisticiens de « faire parler les chiffres », ou de « torturer les données », ils auront du mal à me faire croire que l’espèce humaine devrait téter les vaches pour avoir une bonne santé.

Les allégations de Santé attachée à la publicité d’ACTIMEL ont fait l’objet d’une condamnation pour publicité mensongère avec une lourde amende….. aux États-Unis, à l’encontre de notre laitier national. En France « motus et bouche cousue. »

Chuuuuuuttttttttt !!!!!!!  L’économie passe bien avant la Santé Publique !  Dormez tranquille...ZZZZZZ...

 

Par Docteur Poinsignon
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Vendredi 16 septembre 2011 5 16 /09 /Sep /2011 17:27

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Le Dr David Servan-Schreiber professeur de psychiatrie est mort  en juillet 2011,  après une lutte  de  19 années contre un cancer du cerveau diagnostiqué en 1992. Auteur de livres à succès par ses conseils alimentaires anti cancers, ce médecin courageux vient  d’écrire son  dernier livre « On peut se  dire au  revoir  plusieurs fois » que je viens de lire.  C’est un livre lucide, sensible, intelligent, courageux  devant la mort, empreint d’un humanisme  philosophique qui devrait aider chacun à supporter l’idée de sa propre fin. David Servan-Schreiber se demande si sa mort ne va pas invalider ses thèses auprès du public, notamment ses conseils alimentaires pour lutter contre le cancer, puisque le crabe finit par triompher.

 Je dois avouer une vilaine pensée qui m’est venue, il y a quelques années, certainement avec une petite jalousie sous-jacente, à l’occasion du succès médiatique de mon confrère. J’ai soupçonné celui-ci de ne pas avoir eu de cancers du cerveau, car le cancer du cerveau ne pardonne pas. Très rares sont les survivants après quelques années, hélas…

Le succès et les bons conseils alimentaires, (que je fais miens grace à  Kousmine et à  Jean Seignalet depuis une vingtaine d’années)  aurait pu avoir été fondés sur une supercherie et un faux cancer commercial. La mort de David Servan-Schreiber tué par son cancer du cerveau me prouve la sincérité de sa démarche, son immense succès mérité. Je lui demande donc pardon d’avoir douter de lui. Non seulement sa mort ne remet pas en cause les principes alimentaires, bien au contraire, elle montre l’efficacité et un gain de durée de vie supplémentaire de, certainement, plus d’une quinzaine d’années.

S’il est nécessaire d’avoir une « bonne alimentation » telle que la préconisent, Kousmine, Seignalet, Servan-Schreiber, Henri joyeux, pour faire court, celle  qui est appelée  la « Diététique Ancestrale », celle-ci ne suffit pas pour éviter les cancers. Aucun de ces  quatre  médecins ne l’a prétendu. Le docteur David Servan-Schreiber dans son dernier ouvrage explique, qu’il a donné trop de conférences à l’étranger, trop de fatigues et de stress. La science moderne montre les relations entre le stress et le système immunitaire, l’activité physique et l’équilibre émotionnel.

La Diététique Ancestrale est une condition nécessaire pour maintenir la Santé, ce n’est pas une condition suffisante. (J’écris cette phrase, qui pourrait être prononcée par un professeur de mathématiques à ses élèves pour faire réfléchir l’ironique Régis Debray qui a dit à son ami (?) David Servan-Schreiber, lorsque ce dernier était hospitalisé à Cologne : « Alors, les framboises et les brocolis, ça ne suffit pas ? »)

 

J’ai retrouvé une interview du Dr David Servan-Schreiber par le Dr Bérangère Arnal. (2011)

Dr Arnal : « Qu’est-ce que tu penses du « régime Kousmine » et après, qu’est-ce que tu penses du « régime Seignalet » ?

Dr Servan-Schreiber : « Eh bien, tu sais, très honnêtement, je ne sais pas si je devrais dire ça devant une caméra, je ne les  connais pas très bien… les régimes Kousmine et Seignalet …. Ce n’est pas du tout du tout par cet angle-là…. que je suis rentré…  moi…. dans la nutrition.  J’ai beaucoup de respect pour ce que j’ai entendu dire…  et de Kousmine  et de Seignalet.  Je sais que Kousmine était une incroyable précurseur …. J’ai vu que beaucoup de choses….. qu’elle avait recommandé… se retrouvaient dans la littérature scientifique et  qui ont été validées aujourd’hui…. à l’époque elle faisait avec ce qu’elle avait… dans son coin…. moi je suis arrivé à ces  recommandations nutritionnelles par la littérature scientifique conventionnelle moderne …..qui n’étaient pas à la disposition finalement… de Kousmine et de Seignalet…. Donc… moi je suis un suiveur de Kousmine et de Seignalet et de la littérature scientifique contemporaine…. eux ont été des vrais précurseurs.

Dr Arnal : Il y a eu des publications d’Henri joyeux aussi !

Dr Servan-Schreiber : oui, il y a eu des publications d’Henri joyeux  aussi…. moi je suis arrivé...tu sais…à tout ça…  aux États-Unis par la littérature anglo-saxonne, par les grandes études de cohortes….

Dr Arnal : tout se recoupe… !  On arrive aux mêmes conclusions… !??

Dr Servan-Schreiber : beaucoup de conclusion sont similaires… je ne sais pas si tout se recoupe… je sais que Seignalet avait ce concept de la perméabilité de la membrane intestinale et ça commence à devenir un sujet d’études de plus en plus conventionnel…

Dr Arnal : on a des moyens de  le mettre en évidence par des moyens biologiques d’une façon régulière…… moi, je les pratique sur mes patientes.

Dr Servan-Schreiber : Très bien.  

 

 

Dans cette interview, on voit l’honnêteté intellectuelle et  la prudence du scientifique, dont est pourvu le professeur de psychiatrie, habitué à la lecture des publications scientifiques anglo-saxonnes, David Servan-Schreiber. Ce scientifique rend hommage à des précurseurs, qui avec leur peu de moyens et leur empirisme sujet à des quolibets jaloux, n’en ont pas moins découvert des pistes fondamentales pour la Santé Humaine : les pistes alimentaires et environnementales.

Il est pour le moins regrettable que les moyens scientifiques ne soient pas développés,  par la Puissance Publique,pour approfondir ces pistes…. Sans doute on ne peut pas prendre de brevets sur le « bon sens » et on ne peut pas gagner de l’argent en éliminant les poisons alimentaires…. Puisqu’ils disent que « cela » n’est pas prouvé !

Qui a intérêt à prouver ce qui ne rapporte aucun dollar ?

 

Par Docteur Poinsignon
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Samedi 10 septembre 2011 6 10 /09 /Sep /2011 01:28

Le Protelos«sous surveillance rapprochée avec 73  autres médicaments».

La Justice dira prochainement si les laboratoires français Servier se sont mal conduits sur le plan éthique, en commercialisant une molécule amphétaminique coupe faim pour en faire un médicament antidiabétique hypoglycémiant. De nombreux médecins « amaigrisseurs » spécialisés dans la surcharge pondérale, après l’interdiction de l’ISOMERIDE, ont  utilisé le MEDIATOR pour faire maigrir leurs malades en surcharge pondérale, pas forcément diabétiques. L’histoire de ce scandale mortel pour plusieurs centaines de victimes, en France,  doit  retenir la courageuse ténacité d’une  simple pneumologue le docteur FRACHON, qui grâce à son livre a révélé les faits. Tous les systèmes de contrôle mis en place par l’État et ses experts inféodés n’ont rien vu, rien observé, rien compris !

 Servier est une nouvelle fois mis en cause, cette fois pour avoir ( ?) minimisé les effets secondaires d'un médicament contre l'ostéoporose, le Protelos. Comme l'a révélé hier (7-9-2011) le journal « Libération », l'Agence Française de sécurité sanitaire des produits de santé a rédigé en 2010 un rapport sur le sujet, à la demande de l'Agence européenne des médicaments. Ce rapport pointe des dysfonctionnements du laboratoire en matière de pharmacovigilance du Protelos,  que les rhumatologues prescrivent contre l’ostéoporose avérée. Il relève deux écarts « critiques », c'est-à-dire « posant un risque potentiel pour la santé ou représentant une violation grave de la législation » par rapport à la procédure légale, et huit écarts « majeurs », c'est-à-dire  « pouvant potentiellement poser un risque pour la santé ou représentant une violation de la législation ». Le rapport relève notamment une application déficiente des règles de « codage », c'est-à-dire de déclaration des effets secondaires. Par ailleurs, le rapport note qu'« il n'existe aucune garantie que des effets  indésirables  graves  liés au  médicament  soient  détectés et traités comme tels » par Servier. Selon « Libération », ce rapport est aujourd'hui entre les mains des juges qui enquêtent sur l'affaire du Médiator. Servier dément « fermement » les accusations du quotidien, affirmant n'avoir « jamais dissimulé les effets secondaires d'un médicament ». Le comité technique de pharmacovigilance se réunira mardi 13 septembre 2011 et pourrait, si la lecture du rapport est faite dans un sens sécuritaire, déboucher sur « une suspension de l'Autorisation de Mise sur le Marché (l’AMM) du médicament, qui sera instruite à l'échelle européenne ».

 

L’on peut constater que les Rhumatologues n’ont pas beaucoup de chance avec les médicaments prescrits contre l’ostéoporose commune post ménopausique. Après l’inefficacité du FLUOR dans les années 70 dont on nous avait dit grand bien, après le recul des BIPHOSPHONATES qui ont tendance à « geler » le tissu osseux ostéoporotique et ne sont pas très bons pour l’os de la mandibule, voici la suspicion jetée sur le Protelos, sel de STRONTIUM , qui semblait promis, jusqu’à ces jours, à un bel avenir !

 

Que faire pour l’instant ?

 

Le parfum de scandale qui entoure Servier  est en train de ternir son image de marque et tous ses produits. La confiance qui unit le patient et le médecin est très logiquement fissurée par le manque de fiabilité de la médication. Le médecin se sent trahi par le fabricant de médicaments.

 

Pour l’instant, et jusqu’à ce que les autorités sanitaires prennent une décision claire, je conseille à mes malades d’arrêter la prise de Protelos, de continuer le calcium et la vitamine D que j’ai l’habitude de donner lorsqu’on présente une ostéoporose.

 

 

 Je suis tout à fait au courant des risques potentiels que cette molécule, dès 2007, j’ai été tenu informé des deux personnes décédées par une atteinte grave allergique cutanée (DRESS) avec complications rénales. Toute prescription de molécules médicamenteuses est une prise de risque calculé avec une balance bénéfices / risques. Je n’ai observé, chez mes patients aucun incidents graves, ni légers à la suite de prises de Protelos. J’ai fait arrêter la prise médicamenteuse à la suite de nausées ou de quelques sensations de lourdeurs digestives dans environ 3 à 4 % des cas.

 

 

Dans mon ouvrage « Rhumatismes, et si votre alimentation était coupable ? » j’explique que  l’ostéoporose est une maladie multifactorielle et qu’il serait très étonnant que l’on  obtienne sa guérison avec un seul médicament miracle.

 

 Comment pourrait-on guérir avec une seule molécule, une affection qui présente plusieurs causes ? J’ai, dans ce livre,  développé  des  idées  personnelles,  proches de  celles du  Dr  Jean Seignalet, le manque de calcium alimentaire n’existe pas et n’est certainement pas l’une des causes de l’ostéoporose commune.

 

 

Par Docteur Poinsignon
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