La FAO (Food Agricultural
Organisation) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont défini en 1977 le « yaourt » (ou « yoghourt ») comme un lait
pasteurisé coagulé, grâce à une fermentation lactique acidifiante, du à deux germes spécifiques : Streptococcus Thermophilus et lactobacillus Bulgaricus, en excluant tout autre bactérie.
Ces deux bactéries
vivent en symbiose et se rendent des services alimentaires, car leur équipement enzymatique est complémentaire pour proliférer. Elles acidifient le
milieu, dans lequel elles se développent, en acide lactique, ce qui est un frein de développement pour les autres germes. C’est le principe de la fermentation lactique acidifiante pour conserver
beaucoup d’aliments comme la choucroute, le miso, etc. Jusque-là, rien à redire sur le yaourt, produit vivant, qui doit contenir ou moins 10 millions de germes par gramme de produit et une teneur
acide d’au moins 0,7 %, lors de la vente. C’est d’ailleurs sur cette argumentation de « bons germes pour l’intestin » qu’il a été vendu dans les pharmacies au début du XXe siècle, pour
les nourrissons qui avaient eu une diarrhée infectieuse et qui avaient eu la chance d’en réchapper.
c’est aussi grâce a
cette « bonne flore » pour l’intestin humain qu’il est devenu un des principaux « Alicament » avec toutes les autres variété de laits fermentés « enrichis » aux
poudres de lait, aux protéines de lait, au lactose, aux minéraux, en vitamines… parés de toutes les vertus de santé, qu’il vaut mieux dénommer sous le terme d’ « allégations
mercantiles ». Un gros producteur de produits laitiers français vient d’être condamné à une lourde amende, aux États-Unis d’Amérique du Nord pour avoir fait du marketing avec de telles
allégations … ce gros producteur développe un centre de recherche avec de nombreux chercheurs, emplois de nombreuses diététiciennes pour essayer de prouver qu’il développe des microbes
utiles à l’être humain… dans les produits qu’il vend, comme si l’Evolution darwinienne l’avait attendu… lui et sa firme pour maintenir l’Homme en bonne santé ! Cet industriel français est en
train d’empoisonner les Chinois, en effet, il se taille, en Chine, des parts de marché.
La face connue du yaourt en fait un « aliment de Santé », je vais essayer de montrer l’autre face de ce
milieu de culture vivant. La face cachée, pas très jolie, jolie !
Il faut d’abord signaler que la flore intestinale humaine est très mal connue. On vient de prendre conscience qu’il existe des milliers d’espèces inconnues, qui
vivent à l’intérieur de notre intestin en permanence, y mangent, se reproduisent à une vitesse surprenante, élaborent beaucoup de molécules que nous utilisons sans le savoir, entraînent nos
défenses immunitaires et vivent d’une manière surprenante en étant tolérées par notre Système Immunitaire. On donne le nom de BIOTOPE à
l’ensemble des microbes qui vivent dans notre corps. Le nombre de gènes de ces organismes vivants est bien supérieur au nombre de gènes humains (environ 25 000 chez l'Homme). Les
différentes proportions de toutes ces classes et ces familles de bactéries sont discriminantes et chaque être humain à son biotope spécifique, qui est directement fonction de son alimentation
personnelle.
Remarque
importante : les bactéries des yaourts ne s’implantent pas dans notre tube digestif et n’y restent pas longtemps…. ce qui tendrait à
prouver qu’elles n’ont rien à y faire…mais ceci n’est pas encore très grave…. sauf si l’on retrouve les mêmes bactéries des « yaourts »
« ACTIMEL » et « ACTIVIA » (laits fermentés avec d’autres bactéries) dans l’intestin des porcs d’élevage, à qui on les donne pour
les faire grossir vite ! (conférer au travail du professeur DIDIER RAOULT chef du service de virologie de l’hôpital de la Timone à Marseille qui pose la question de la causalité de l’obésité galopante par la
consommation du « yaourt » en écrivant un article ironique :
« DEVENEZ XXL AVEC DES YAOURTS
», après avoir lancé un pavé dans la mare laitière, dans la sérieuse et prestigieuse revue scientifique : « NATURE ».)
Des chercheurs suédois
et danois ont découvert des protéines, inconnues jusqu’alors, dans les produits laitiers, faisant
travailler le pancréas endocrine pour rien. Plus exactement lui intimant l’ordre d’une sécrétion d’insuline (protéine insulinotrope), alors qu’il n’y
a aucune nécessité de l’insuline, car les produits laitiers ne sont pas des aliments à index glycémique élevé.
La plupart des fruits
frais et légumes verts, légumes secs, céréales en grains, chocolat noir riche en cacao, lait et produits laitiers, viandes, oléagineux ont un indice
glycémique faible inférieur ou égal à 35.
D’une manière générale
plus les aliments possèdent un Index Glycémique élevé (supérieur à 50), plus il existe une réaction pancréatique de sécrétion réactionnelle d’insuline pour faire pénétrer le glucose dans les
cellules et les nourrir en apportant l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. C’est ainsi que le cerveau humain consomme de 200 grammes de glucose par jour, ce qui est encore bien peu par
rapport à la consommation des muscles en activité.
Tout en faisant pénétrer le glucose dans chacune de nos cellules, l’insuline contribue à maintenir le taux constant
de glycémie autour de un gramme par litre de sang, par un fonctionnement complexe normal. C’est la régulation glycémique physiologique.
Si le pancréas « fatigue » et ne délivre pas assez d’insuline, il existe alors un trouble de la régulation glycémique…le glucose ne peut pas pénétrer
dans la cellule et reste dans le compartiment liquide sanguin…le taux de glucose sanguin monte…, 1,50 gramme, 2 grammes, 3 grammes etc., le glucose va être éliminé par le rein, provoquer des
dégâts au passage, pour se retrouver dans l’urine qui deviendra ainsi sucrée… c’est le diabète sucré. Comme beaucoup de glucose alimentaire est perdu, le malade maigrit : c’est le diabète
« maigre » appelé également diabète de « type 1 », c’est une maladie auto-immune avec des anticorps qui attaquent le pancréas dès
le plus jeunes âge, très fréquents dans les pays nordiques (Norvège, Suède, Danemark, gros consommateurs de produits laitiers. (Je sais…. l’épidémiologie ne « prouve» rien du tout…. mais
elle peut quand même donner de sérieux indices, pour peu que l’on sache observer et surtout réfléchir !)
Le diabète gras touche
20 % de la population nord-américaine, il semble provoqué par la surconsommation de produits trop graisseux et la sédentarité. De plus, la prise permanente de nourriture, le « manger rapide » en marchant ou en regardant un téléviseur perturbent la physiologie
normale. Théoriquement c’est la sensation de faim qui entraîne la prise alimentaire induisant la satiété mettant fin à la prise alimentaire d’une manière naturelle. On ne sait pas si la
« qualité » alimentaire de l’alimentation moderne ne génère pas la satiété ou si des mécanismes psychologiques liés aux modes de vie de la Civilisation moderne (stress, angoisses existentielles, etc.) pousse le cerveau à stocker les réserves lipidiques, toujours est-il, que le nombre d’obèses en danger de
diabète augmente, même sur le vieux continent européen.
Les troubles de la régulation du glucose sont généralement le fait d’une faillite des cellules endocrines du pancréas.
Les produits laitiers
et les yaourts possèdent un index glycémique très bas et sont conseillés grâce à cette qualité
par tous les « diététiciens » aux gens normaux, non diabétique dans le paradigme moderne et la diabolisation débile des sucres, mais également aux diabétiques (ces mêmes
« diététiciens » qui n’ont peur de rien, conseillent l’aspartame à ces mêmes malades) en ignorant superbement que les yaourts ont
un indice insulinique élevé.
Cette réponse
pancréatique tout à fait surprenante semble due à des protéines inconnues des produits laitiers (abondantes dans le lactosérum) et des recherches devraient être conduites pour confirmer les
travaux des chercheurs suédois et danois.
À mon avis ces
recherches vont manquer de parrainage financier. Qui aurait intérêt à démontrer la toxicité de certaines protéines des produits laitiers (entre autres) sur le pancréas
endocrine ?
Pourquoi le
pancréas sécrète de l’insuline pour rien ? Pourquoi travaille-t-il à élaborer une molécule complexe sans signal d’hyperglycémie ? Ce
travail inutile ne va-t-il pas finir par le fatiguer ? Le détériorer ? Le faire vieillir
avant l’âge ?
Inutile de vous
dire que je n’ai pas la réponse à ces interrogations, j’aimerais simplement que des chercheurs indépendants des lobbys, s’ils existent, ou des
chercheurs fondamentalistes se les posent. Cela pourrait rendre service aux malades
diabétiques.
Le yaourt est un faux ami pour les diabétiques et c’est également un
faux jeton pour les gens en bonne santé !
Depuis des
années je répète inlassablement que la partie la plus dangereuse les produits laitiers animaux sont les protéines parce qu’elles sont immunogènes, c’est-à-dire qu’elles perturbent gravement
notre système immunitaire et qu’elles possèdent des messages hormonaux de croissance, inutiles et surtout néfastes chez les êtres adultes qui ont
terminé leur croissance par définition.
Le fait
qu’elles stimulent la sécrétion d’insuline quand l’organisme n’en a guère besoin n’augure rien de bon…
Pour ceux qui
ont le courage de lire encore…. je donne ci-dessous les références de l’article paru dans une revue scientifique américaine et les conclusions
résumées des chercheurs.
American Journal of Clinical Nutrition, Vol. 80, No. 5, 1246-1253, November 2004
© 2004 American Society for Clinical Nutrition
« Comparaison de la Glycémie et de l'Insulinémie chez les sujets sains après des repas de protéines de lait (lactose équivalent) et autres aliments : le rôle des acides aminés plasmatiques
et les incrétines. »
Mikael Nilsson, Marianne Stenberg, Anders H Frid, Jens J Holst et Inger ME Björck
1
Du ministère de la nutrition appliquée et de chimie alimentaire, Université de Lund, en Suède (MN, MS et IMEB), Clinique d'endocrinologie, Hôpital universitaire MAS, Malmö, Suède (AHF) et le Département de Physiologie médicale, l'Institut Panum, Université de Copenhague, au Danemark (JJH)
2
pris en charge par des subventions du Conseil de recherche suédois de l'Environnement, sciences
agronomiques et l'aménagement du territoire (projet non. 50.0297 à 00), et Albert Direktor Påhlssons Stiftelse för forskning och välgörenhet.
3
Réimpressions pas disponibles. Adresse de correspondance à M Nilsson, Applied Nutrition et Food Chemistry, Lund University, PO Box 124, 221 00 Lund, Suède. E-mail:
@ mikael.nilsson inl.lth.se .
RÉSUMÉ de l’essai clinique.
Contexte :
Les produits laitiers s'écartent d'autres aliments contenant des glucides en ce sens qu'ils produisent des réponses élevés d'insuline, en dépit de leur faible Index
Glycémique.
Le mécanisme insulinotrope de lait n'a pas été élucidé.
Objectif:L'objectif
était d'évaluer l'effet des principales sources alimentaires de protéines animales ou végétales sur les concentrations de la glycémie postprandiale, d'insuline, d’acides aminés et d’hormones incrétines [glucose-dépendant insulinotrope polypeptide (GIP) et le
glucagon-like peptide 1] chez des sujets sains.
Description :
on a donné à douze volontaires sains des repas expérimentaux pour l’essai constitué de lait, de fromage
reconstitué, de lactosérum, de morue et de gluten de blé avec des quantités équivalentes de lactose. Une charge équivalente de glucide de pain blanc
de blé a été utilisée comme le repas de référence.
Résultats:
Une corrélation a été trouvée entre les réponses d'insuline postprandiale (après le repas n.d.t.) et des augmentations d’acides aminés plasmatiques; les plus fortes corrélations ont été
observées pour la leucine, valine, la lysine et l'isoleucine. Une corrélation a également été obtenue entre les réponses de l'insuline et les concentrations de GIP. La poudre de lait reconstitué
et le lactosérum n’augmentaient que très peu la glycémie postprandiale par rapport à la référence du pain blanc (moins 62% et moins 57% respectivement). Le repas de lactosérum était accompagné par une hausse de l'insuline (90%) et de GIP (54%). (Les protéines solubles du petit lait semblent les plus insulinotrope.)
Conclusions:
On peut conclure que les protéines alimentaires diffèrent dans leur capacité à stimuler la libération d'insuline, éventuellement en
affectant différemment la libération anticipée des hormones incrétines et des acides aminés insulinotrope.
Les protéines du lait ont des propriétés insulinotrope, la fraction de lactosérum contient le sécrétagogue de l'insuline qui prédomine.
Mots clés:L'index
glycémique • index insulinique • protéines alimentaires de lactosérum de lait d'acides aminés • acides aminés insulinotrope • incrétine
hormones.
Pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’à la fin vous avez pu remarquer que cette expérimentation a été financée par le
« Conseil de recherche suédois de l'Environnement, sciences agronomiques et l'aménagement du
territoire. »
Bravo à la Suède !