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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 23:13

 

 

 

Le problème de savoir si  le lait des mammifères et ses  dérivés sont bons ou mauvais pour la santé humaine ne laisse personne indifférent dans les « sociétés  occidentales »   laitières.

Le « public » ne peut pas choisir et ne sait plus qui croire. Entre ceux qui prônent les vertus de ce breuvage issu de la mamelle de la vache, de la brebis ou de la chamelle etc. et ceux qui prétendent, comme moi, que le lait animal est un poison, on ne s’y retrouve plus…hélas !

Certains de mes amis médecins me disent qu’ « il n’est pas prouvé » que le lait animal soit nocif pour l’être humain, et je leur rétorque que l’inverse non plus… et je rajoute qu’il n’existe aucun crédit de recherche pour prouver la nocivité des laits des mammifères envers l’espèce humaine… ce qui est fort dommageable pour elle.

L’on ne prouve que ce que l’on veut prouver… Actuellement personne n’a intérêt à montrer scientifiquement  la nocivité du lait des mammifères pour l’Homme. (Quelque soit son âge !) (Le Politique est conseillé par l’Expert…. « dépendant » de l’agroalimentaire ; si l’Expert est indépendant… le Politique va dans le sens du courant, pour être réélu : les choses ne sont pas prêtes de changer).

 

Symbolique du lait.

Sur le plan symbolique, le lait est fortement chargé de significations psychoaffectives parfois inconscientes. La blancheur du lait équivaut à une pureté originelle. L’aliment des jeunes mammifères nouveau-nés est synonyme d’innocence, sortant du sein maternel, il est vécu comme rempli d’Amour inaltérable,  de douceur, de tendresse, de générosité désintéressée.

Dans la Mythologie, on considère  souvent le lait comme un met réservés aux dieux et on leur donne en offrande, comme si, eux seuls, étaient capables de l’assimiler sans s’empoisonner.

Dans le mythe indien de la création du monde, le cosmos était la mère de lait nourricière des dieux. Ce liquide blanc était  la boisson sacrificielle qu’on appelait «  Soma ». Le lait réchauffé faisait partie des sacrifices védiques tel un symbole du flux divin de la Vie.

 

Dans l’Egypte antique, la déesse Isis est souvent représentée en train de nourrir le  pharaon au sein, ce qui était considéré comme une marque d’adoption. Le lait est une boisson qui donne la vie et même plus, puisque si on le prend au sein d’Isis, le lait donne l'immortalité comme on peut le voir dans la tradition égyptienne sur les fresques d'un temple de Nubie ; Isis allaite le pharaon Sésostris avec cette inscription «  avec mon lait pur, la Vie entrera dans tes membres ».

 

 Dans les cultes d’Attis et de Mithra l’usage de lait et de miel faisait partie du rituel.

 

Dans la bible, la terre promise de Canaan est une terre d’abondance car le lait et le miel y coulent à flots. Les allusions bibliques au lait pur et doux qui nourrit les élus sont innombrables. Dans le Coran, également, il existe un paradis, où coulent des rivières de lait, de vin et de miel. Dans le Talmud, il existe un interdit en relation avec le lait : « tu ne cuiras pas  le veau, dans le lait de sa mère ». Ce qui est interprété chez les juifs pratiquants  par : ne pas manger au cours d'un même repas, des produits laitiers et de la viande. (Mais, ce qui veut peut-être dire, d’attendre que le veau soit sevré par la vache… avant de l’abattre et de le manger. Il peut exister plusieurs lectures des textes des religions révélées.)

 

Dans la mythologie grecque, la Voie Lactée  s’est formée quand Era (Junon) a arraché de son sein, le goulu petit Héraclès (Hercule) après une succion trop violente : le lait divin coula… et ainsi  naquit notre galaxie. En grec, le lait se dit « galactos » et la voie lactée  elle même se nommait  Galaxis.

C’est la chèvre Amalthée qui dans la mythologie grecque allaite Zeus le roi de l’Olympe lorsqu’il est  enfant.

C’est le lait d’une louve qui sauve Remus et Romulus fondateurs de Rome.

Sur le plan historique, chez les peuples éleveurs, les offrandes de lait sont courantes, une exception où on ne buvait jamais de lait en Chine, mais on l’utilisait pour la préparation de certains plats.

Le lait de la femme conférait d’autre part la puissance.

Au Moyen-âge on représente souvent la Vierge à l’Enfant comme une vierge allaitante. Les nourrices vénéraient particulièrement cette image de la mère du Christ allaitant.

 Les nourrices vénéraient  également Sainte Catherine d’Alexandrie décapitée en 307 et martyrisée, car de sa plaie avait jailli du lait et non du sang.

 Les alchimistes du Moyen-âge considèrent également le lait et le sang, comme les deux symboles des événements originels, qui peuvent, mélangés d’une certaine façon, faire apparaître de l’or.

Inconscient et goût du lait.

Le lait c’est aussi le souvenir du bonheur absolu du temps éloigné où chacun était nourrisson, lorsqu’il tétait le sein maternel.

 Nos sens ont été éduqués lors de la tétée.

Les contacts du sein maternel  tendre et chaud, sans angulation, pétrissable à souhait, lors des tétées par la bouche et les mains du nourrisson forgent les sensations tactiles. Les mains de la mère touchent le corps du nourrisson, la chaleur du corps maternel et du sein établissent une stimulation des capteurs cutanés.

L’odeur de la peau maternelle et l’odeur du lait humain, agissant par les phéromones, stimulent l’olfaction

Le goût sucré du lait humain qui contient le plus de sucre (lactose) de tous les laits des mammifères  restera ancré notre vie durant.

Le goût profond du sucre, vers lequel se plonge tout humain, surtout lorsque les choses vont mal, n’est du que par le souvenir inconscient du goût du lait maternel.

Lors de la tétée, la voix de la mère, les modulations vocales et les bruits des corps de la mère stimuleront l’appareil auditif, et le sens de l’audition.

Le sens visuel est sûrement stimulé le plus tardivement par la tétée, ce qui explique que beaucoup de nourrissons tètent les yeux fermés, car tout occupés qu’ils sont par le plaisir des quatre sens, ils n’ont pas besoin  de stimulation visuelle supplémentaire.

 La richesse de la stimulation sensorielle de l’allaitement au sein construit la connectique cérébrale du cerveau humain très immature à la naissance et c'est le nombre de connexion des neurones qui en  font un organe exceptionnel.

Rien n’effacera le souvenir du bonheur du nourrisson repu que nous avons tous étés.

 Ce souvenir du bonheur perdure la vie durant et la consommation de lait sucré peut être le rappel inconscient de ce temps merveilleux. Hélas trois fois hélas, le lait maternel est irremplaçable,le sein reste un attribut humain.

 On retrouve parfois une involution  vers le lait, chez les grands vieillards qui se nourrissent de lait sucré, et de pain  sur la fin de leur vie.

Le lait est souvent aussi considéré comme une boisson "anti-alcool". Il est de bon ton pour une image de pleine santé de boire du lait. L’image du sportif se réhydratant après l’effort avec du lait est même plus favorable que la simple utilisation de l’eau.

 Le lait est généralement connu (à tort) comme un contre poison, car traditionnellement, sa consommation rapidement après un empoisonnement passer pour éliminer et neutraliser le poison. Dans certaines casernes de pompiers, il est d'usage après le combat du feu et  l'inhalation des fumées toxiques, de boire du lait.

 

 Funestes erreurs.

 

 Dans la réalité des choses, les toxines diverses et poisons sont très souvent liposolubles, c’est à dire, dissous dans les particules lipidiques du lait et conduits, ainsi, jusqu’au fin fond de l’organisme.

 Loin d’être un contre poison, le lait est plutôt un véhicule qui conduit les poisons au cœur de toutes les cellules, accentuant l’empoisonnement.

 

Avant la découverte du microbe qui provoque et entretient les ulcères de l’estomac : l’Hélicobacter, le régime pour tous les ulcéreux était le régime «  blanc ». C’était un régime à base de lait glacé qui calmait les douleurs ulcéreuses. Il y a à peine 30 ans, l’on amputait une grosse partie de l’estomac pour enlever un ulcère  gastrique. Cette méthode radicale chirurgicale est oubliée….mais les idées des  soi-disant bienfaits du lait ont  la vie dure !

 

 Nous sommes dons attachés au lait pour des raisons sensorielles dues à nos souvenirs émotionnels et psychoaffectifs de notre primo enfance, ce qui forge le goût. Nous sommes attachés également au lait et à ses dérivés pour des raisons intellectuelles puisque nous avons la certitude que c'est un aliment ou une boisson bénéfique pour « la santé ».

 

 Il existe également des pressions sociétales, économiques, familiales, médicales, etc. . La société nous pousse à la consommation de produits laitiers. La croyance des «  bienfaits » du lait, nous renforce dans les certitudes et les habitudes.

 Généralement on pense  consommer le lait des animaux depuis des temps immémoriaux, en réalité ce n’est que depuis une soixantaine d’années que la proportion de lait et dérivés est devenue aussi grande dans notre alimentation.

Si la consommation de beurre a baissé en France, la consommation de fromages a tendance à augmenter et la multiplication des produits laitiers nous incitent  toujours à en consommer d’avantage. La force de l’habitude de consommer des produits laitiers par l’Occident est généralement plus forte que dans le reste du monde.

 La puissance des forces commerciales et le plaisir immédiat sont souvent plus forts que l'observation personnelle occultée, des méfaits du lait, sur soi même et que la connaissance des effets délétères des produits laitiers  en matière de santé humaine.

 

 Et pourtant !

 

Et pourtant, il suffirait de faire une expérience personnelle qui consisterait à supprimer totalement tous les produits laitiers pendant une durée de trois mois, pour voir réapparaître une bonne haleine du matin, un état digestif sans brûlures, ballonnements, constipations ou diarrhées, un état ostéo-articulaire sans tendinites, raideurs, douleurs, crampes nocturnes, fatigue, un état cutané sans acné, eczéma et parfois psoriasis, un état ORL sans sinusites ni glaires, pour retrouver une qualité du sommeil et du réveil que l’on avait oublié…. Ou peut-être même jamais connu.

 

Pourquoi un tel attachement aux pis de la vache, de la brebis ou de la chèvre ?

Trois mois pour changer…allez, chiche !

 

 

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 18:05

imagesCA4OI073Comment faire connaître la nocivité du lait ? Simplement en répondant à un courriel !

 Voici les questions  d’un jeune étudiant d’une école de journalisme de Paris, que j’ai reçues cette semaine dernière, par courriel, et les réponses que je lui ai proposées.

Question : Dr Poinsignon, suite à notre échange téléphonique, je vous envoie par courriel des précisions sur les raisons de mon appel.

Je suis étudiant journaliste au CFJ (Centre de formation des journalistes) à Paris et j'effectue sous la direction de L'Express  une enquête sur les produits laitiers et leurs impacts sur la santé. C'est dans ce cadre que j'ai pu m'entretenir avec le Pr Henri Joyeux, lequel m'a communiqué vos coordonnées et conseillé de m'adresser à vous.

 

Pourriez-vous me faire part de votre témoignage de médecin sur l'éventuel impact sur vos patients d'une variation de la consommation des produits laitiers ?

 Réponse : Cher Monsieur, je vous félicite tout d'abord de vous intéresser à un tel sujet, car c'est un peu de la poudre explosive que vous manipulez ! Soyez prudents dans votre prose, car vous êtes encore en formations et vous n'avez pas encore votre carte professionnelle. Les lobbys de l'industrie alimentaire sont très puissants. Beaucoup de journaux et de revues vivent de leurs publicités. Les enjeux économiques de l'alimentation moderne, de l'image du lait et les produits laitiers étendent  leur  influence  jusques  dans  la  recherche médicale et la Médecine. Après ce préambule je réponds à vos questions.

Je suis rhumatologue clinicien depuis plus de 20 ans et j'ai constaté empiriquement que la suppression  des produits laitiers, chez des malades volontaires, améliorait les inflammations  rhumatismales  avec un  délai d'action  de quelques mois  et que l'amélioration durait  autant  qu'il existait  une éviction de ces produits . C'est une expérience que  tout  rhumatisant  peut  tenter  pour  constater  l'amélioration et faire une contre épreuve  qui consiste  à re-consommer des produits laitiers pour voir réapparaître aussitôt les doléances articulaires  inflammatoires.  Ces constatations empiriques confirmées par mes patients ont des mécanismes physiologiques et biochimiques scientifiques que je viens d'expliquer dans un livre aux éditions François-Xavier de Guibert, dont le titre est: " Rhumatismes, et si votre alimentation était coupable ? "( Je pense que vous ne pourrez pas lire les 389 pages de ce livre, avant de faire votre article.)

 

Question : Quelles sont vos convictions sur les bienfaits/méfaits des produits laitiers sur l'organisme ?

Réponse : mes convictions ont été forgées par beaucoup de travail d'acquisition des connaissances dans des domaines biochimiques, évolutionnistes darwiniens, de paléo diététique, de génétique, de génomique. Les sciences évoluent  vite et les médecins cliniciens n'ont pas tellement le temps de les acquérir.... L'interface de communication  entre la "Science" et  les médecins  est souvent portée par l'industrie pharmaceutique, qui ne communique que la "partie intéressante" pour leurs ventes. La formation médicale continue des médecins est inféodée aux grands laboratoires. L'État  vient quand même de s'apercevoir (avec l’affaire du MEDIATOR ) que l'Agence Française de Sécurité des Produits Sanitaires  « fonctionnait » avec de l'argent de ….laboratoires pharmaceutiques !


L'homme reste le seul mammifère à continuer à consommer des produits laitiers une fois sa croissance terminée… ce qui n'est pas sans conséquences ; il consomme du lait d'autres espèces animales. Le lait contient des protéines spécifiques d'espèces qui ne sont pas interchangeables sans altérer la santé. Le lait est d'abord un vaccin qu'ont inventé les mammifères pour vacciner leurs petits contre des maladies d'espèces. Ce qui veut dire que lorsque qu'on donne du lait des vaches a un nourrisson humain... on veut le vacciner contre des maladies bovines... Dès lors il ne faut pas s'étonner que le système immunitaire, en formation, soit déréglé.... pendant toute la vie du nourrisson, pendant l'enfance, pendant l'adolescence et  pendant la vie adulte....
Le lait de la vache est, en effet, un poison pour le nourrisson. La prétendue "allergie au lait de vache du nourrisson"  est en réalité un empoisonnement alimentaire ; le seul lait adapté au nourrisson humain est le lait humain, de sa mère ou  d'une nourrice comme cela se pratiquait il y a un siècle. Certains homéopathes et certains pédiatres commencent à réaliser, la cause des affections O.R.L., des eczémas, des asthmes, des troubles intestinaux, des nourrissons.


Chez l'adulte beaucoup de maladies auto-immunes (la polyarthrite rhumatoïde, la pelvi spondylite rhumatismale, le diabète de type un, la sclérose en plaques, les thyroïdites auto-immunes  etc.) sont la rencontre d'un terrain génétique particulier et d'une perturbation du système immunitaire. La question que l'on peut poser, dès lors:
"le système immunitaire n'aurait-il pas été perturbé dès les errements alimentaires imposés au nourrisson?"  

Il n'existe que très peu de recherche dans ce domaine à l'heure actuelle puisqu'il ne serait pas très intéressant de prouver scientifiquement  que le lait  de la vache altère la santé humaine.
J'ai l'habitude de dire que la meilleure partie du lait de la vache, de la brebis, de la chèvre, ou de la chamelle reste l'eau. Le calcium laitier  est très peu assimilé par l'être humain. Il existe suffisamment de calcium dans tous les végétaux et dans l’eau du robinet pour faire un squelette solide. (Vous pouvez aller sur "le blog du docteur Poinsignon" où je constate que c'est dans les pays à forte consommation laitière qu'il existe le plus de fractures du col du fémur, témoin de l'ostéoporose.
J'estime qu'il n'existe aucun bienfait du lait animal pour l'être humain; c'est pour cette raison que je le supprime à tous mes patients rhumatisants: tolérance zéro !

Question :   Quels sont vos constats empiriques de l'impact d'un régime sans laitages ?

Réponse : J’étais il y a encore huit  ans un gros consommateur de fromage, j'ai constaté  les premiers bienfaits sur mon organisme en le supprimant totalement.
Arrêt total  des  brûlures  d'estomac,  (j’étais  alors  un  gros  consommateur d’anti acide    « MAALOX »), amélioration  de mon rhume des foins, perte de quatre kilos de masse corporelle sans aucune restriction ni régime, énergie générale et « élan vital » augmenté, même le soir après une journée de travail.
Sur mes malades rhumatisants: amélioration des symptômes inflammatoires, et notamment diminution de la dose des médicaments nécessaires pour diminuer la douleur et l'inflammation. Guérison des tendinites rebelles aux infiltrations de cortisone, etc.

Question : Enfin vos recommandations (régime sans aucun produit laitier, consommation modérée, etc.) ?

 Réponse : Je m'adresse à des malades qui souffrent et ont des doléances : mes recommandations sont donc strictes: arrêt total et définitif de tous les laits animaux sans exception et des tous les dérivés bien entendus !  Le système immunitaire détecte les antigènes moléculaires.

 

Question : Je souhaiterais surtout recueillir le témoignage de patients ayant vu leurs santé s'améliorer après avoir arrêté de consommer des produits laitiers.

Pourriez-vous me mettre en contact avec certains d'entre eux qui accepteraient de témoigner ?


Réponse : La réponse à cette question est délicate car le secret médical est absolu. De plus le témoignage est très subjectif ....il peut être soumis à interprétation et manipulations.
Vous pouvez joindre  madame Marie Delmas (de ma part) qui a écrit un livre de recettes « Sans gluten ni laitage », qui présentait une polyarthrite rhumatoïde, en rémission totale grâce à la Diététique Ancestrale du Dr Seignalet, dont j'ai fait l'un de mes moyens thérapeutiques les plus efficaces depuis une douzaine d'années. Mme Delmas habite Grenoble et son numéro de téléphone est 04 76 -  -  - .
 
J'espère que votre article sera pertinent et je formule le souhait que vous deveniez un journaliste scientifique et d'investigation comme il en manque beaucoup. Et surtout que vous restiez libre, car "l'on est jamais aussi fort, que lorsqu'on est libre".
Je vous prie de me dire la date de parution si cela vous est possible. En vous remerciant.


Dr Poinsignon

 

 

 L'article de cet étudiant sera-t-il publié ? Affaire à suivre....

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 22:42

 Lorsqu’ils ont compris les principes de la Diététique Ancestrale, et la nécessité salutaire de changer d’alimentation, mes malades se heurtent à la réalité quotidienne de préparer des repas à la fois agréables et thérapeutiques. Je leur indique, à ce moment-là, le livre de madame Marie Delmas, que je connais fort bien et qui a également été traitée par le docteur Seignalet.

 

 Guérie par la Diététique Ancestrale, plutôt que de faire un livre de témoignage personnel subjectif (toujours soumis à la critique  « scientifique »), cette intelligente personne a fait un livre de recettes de cuisine !

Les recommandations pratiques selon la Diététique Ancestrale :

 

Ingrédients recommandés : Galettes de riz soufflé, Châtaigne, Tapioca, Fécule de pomme de terre, Riz, Sarrasin, Soja, œufs, Charcuterie crue, Poisson et Viande de préférence crus (carpaccio)ou cuits vapeur douce, Fruits secs ou frais, Huiles, graisses végétales, Lait Soja ou de Riz, Légumes verts ou secs, Miel, sucre de canne complet.

 

Ingrédients à supprimer totalement et définitivement : Blé, Orge, Seigle, Avoine, Maïs, Epeautre, Kamut, tous les Laits animaux, Yaourt, Fromages, Beurre, Crèmes glacées, tous les desserts contenant des protéines du lait…. Charcuteries cuites, Bières, Sodas, Coca et assimilés, sucres de synthèse chimique (aspartame, « sirop de glucose-fructose » : Sous ce vocable sympathique se cache un produit chimique, etc.)



http://www.recettes-sans-gluten.com/  site de Madame MARIE DELMAS auteure du livre de recettes de cuisine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 16:20

 

 

 L’Organisation Mondiale de la Santé, relativement prudente sur ce terrain-là, recommande la consommation de 600 mg de calcium d’apport quotidiens pour un être humain (dose facilement atteinte avec une alimentation variée). Ce chiffre de 600 mg, s’appui empiriquement et statistiquement sur des populations planétaires  en bonne santé osseuse. En France, les puissants groupes de pressions agroalimentaires laitiers et leurs « experts » inféodés,  martèlent, à  longueur de journée, les nécessités calciques  à  1 g,  1,2 g, voire 1,5 g chez les femmes enceintes ou24491298_fec8d642cf.jpg adolescentes…. les doses nécessaires pour éviter l’ostéoporose,  facteur de risque de fracture. Ce  « 1 g de calcium quotidien » ne peut évidemment être obtenu  qu’en ingurgitant « trois produits laitiers par jour au moins » : slogan de marketing que l’on rencontre, sous forme  de dépliants publicitaires sur papier glacé,  jusque dans les salles d’attente des médecins !

J’ai beau essayer de chercher dans des publications scientifiques  sérieuses  d’où vient cette pseudo nécessité de « 1 g de calcium quotidien »….je ne trouve pas, où elle a été inventée. Je parle bien évidemment des publications scientifiques sérieuses et non celles qui  sont sponsorisées  par l’industrie  laitière et qui veulent  prouver « scientifiquement » bien sûr, notre appartenance à la race bovine.

J’ai peur d’être l’objet d’une tentative de manipulation de prescription, en ce qui concerne le dosage de calcium alimentaire nécessaire à mes malades, en comptant sur mon ignorance biochimique ou sur l’oubli de mes cours de deuxième année d’études de Médecine. Aucun de mes professeurs de biochimie ne m’a parlé de la quantité de calcium nécessaire à un être humain, pour qu’il conserve un squelette en bonne santé et ne présentent pas d’ostéoporose…. Tout simplement parce qu’il est très difficile de déterminer cette quantité de calcium, et qu’à ce jour, elle  demeure  toujours inconnue.

Il faut donc avertir les  médecins  français de ne  pas répéter n’importe quoi, et du danger de devenir, sans le savoir, des agents commerciaux, en croyant bien faire,  sans être rétribué pour ce travail pas du tout déshonorant,  mais qui n’est pas spécifiquement le leur. Je rappelle l’article du code de Déontologie Médicale qui stipule que « la Médecine ne doit pas être exercée dans un esprit de lucre ». Je rappelle également que le calcium laitier animal est très peu assimilable ; le calcium minéral de l’eau et le calcium du règne végétal sont fort bien assimilés par l’être humain. L’ostéoporose n’est pas un manque de calcium alimentaire… c’est beaucoup plus compliqué que cela. 

 

 

 

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 14:31

Lorsque l’on étudie le nombre de fractures du col du fémur d’une population âgée, qui est le reflet direct de l’ostéoporose, on s’aperçoit, avec surprise, que plus la consommation du calcium laitier est importante…. plus le nombre de fractures du col du fémur  augmente.

Courbe-JPP-copy.jpg 

 La logique, basée sur l’observation des faits, montre que le calcium laitier ne protège pas de l’ostéoporose dans les pays occidentaux.  Les Françaises qui ont mangé beaucoup de fromages, des yaourts, et d’autres produits de la vache  laitière sont  bien placées pour  le savoir,  puisque   50 % des femmes de plus de 65 ans présentent une ostéoporose…. Elles ont le sentiment d’avoir été trompées par le marketing des grandes marques de l’ agroalimentaires et la passivité  complice des médecins qui croient bien faire… en renforçant le discours commercial  étatique :   «  Au moins trois produits laitiers par jour ».
Les choses ne sont, hélas, pas aussi simples.
S’il suffisait de consommer beaucoup de produits laitiers pour éviter l’ostéoporose, cela se saurait surtout en France, pays des 365 fromages.

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 13:34

Singe.jpg

 

J’ai photographié cette affiche, au Portugal cet été, éditée dans le cadre d’une campagne de lutte contre l’obésité « galopante ». L’Europe du Sud est en effet gagnée par cette « épidémie ». Les Portugais remplacent de plus en plus la morue (qu’ils savent apprêter de plus de 100 manières) et l’excellente huile d’olive insaturée par une alimentation grasse saturée, moderne,  rapide, occidentale.

L’arthrose est « la » maladie des cartilages articulaires, qui au bout de plusieurs dizaines d’années finit par détruire ce tissu élastique et amortisseur qui existe dans toutes les articulations mobiles. Les rhumatologues pensaient que la surcharge pondérale était le facteur le plus important, entraînant, de part l’augmentation des pressions, les arthroses des genoux et les arthroses des hanches, principales articulations portantes de l’être humain. Or il s’avère que la cellule graisseuse (l’adipocyte) qui stocke la réserve graisseuse inutile, de l’individu en surcharge pondérale, ne se contente pas d’être simplement un réservoir, mais sécrète (sic) des protéines (les adipokines) capables de désagréger  le tissu cartilagineux (comme cela a été prouvé pour la visfatine). Cette « nuisance »  supplémentaire de la cellule graisseuse explique la relation nouvelle, qui s’établit entre l’obésité et les arthroses. Ceci explique encore mieux, les arthroses des articulations portantes,  genoux et hanches mais surtout les très fréquentes arthroses de la colonne vertébrale cervicale (cervicarthrose) et les arthroses des mains. (La cheville, rarement  arthrosée,  reste une exception extraordinaire de part l’extrême solidité de son cartilage).

 Ce n’est donc plus l’excès de poids, le facteur principal dans la genèse de cette maladie articulaire, mais l’excès des cellules grasses de stockage sécrétant cette protéine destructrice, qui explique également certaines arthroses présentes dès l’âge de 25 ans. Le retour à une normalité pondérale diminue les pressions mécaniques sur les articulations portantes et diminue la quantité de ce poison articulaire découvert récemment.

 Comme le montre l’affiche portugaise, il a fallu des millions d’années d’évolution darwinienne pour qu’émerge l’ « Homo Sapiens Sapiens » (l’Homme deux fois sage !) et moins de 50 ans pour créer l’ « Homme Obèse » qui conquiert la planète (l’enfant unique chinois, qui est généralement un garçon…( ?) a de fortes tendances à devenir obèse…en copiant le mode alimentaire occidental.)

 Encore une fois (je ne m’en réjouis nullement) il existe un lien très important entre l’alimentation et les rhumatismes. L’arthrose est la maladie articulaire la plus fréquente sur la planète…mais surtout dans les populations trop et mal nourries.

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 22:39

 

 

Le 13 juillet 2003 décédait un homme dont les travaux en nutrition sont parmi les plus surprenants et les plus controversés de ces dernières décennies. Un homme qui pensait que s’alimenter n’était pas anodin, et que « l’alimentation  doit prendre une grande place dans la Médecine de demain ». Il soutenait que l’alimentation pouvait être cause, ou du moins cofacteur, d’un grand nombre de maladies contemporaines. Et conséquemment, que s’alimenter différemment pouvait changer la vie de bien des malades. Ses découvertes lui ont valu l’admiration de quelques-uns de ses pairs, la reconnaissance de quelques milliers de patients, mais aussi le mépris de la classe scientifique dans son ensemble.

Avant de s’intéresser à la nutrition, Seignalet était un scientifique « normal », très apprécié de ses pairs. Il était immunologue, et a travaillé notamment sur des questions de compatibilité de donneurs d’organes. Il multipliait les publications dans des revues à comité de lecture (considérées comme les plus sérieuses des revues scientifiques) et était unanimement considéré comme l’un des chercheurs les plus prometteurs de son époque.

Dans les années 80, Seignalet, en rémission d’une grave maladie, (syndrome depressif), se prend de passion pour la nutrition. Il a l’intuition que santé et nutrition sont beaucoup plus liées directement qu’on ne le pense généralement. Son passé d’immunologue le conduit alors à relier les maladies auto-immunes, telles que la polyarthrite rhumatoïde, à l’alimentation. Il élabore alors une théorie impliquant certains aliments dans le déclenchement de certaines maladies auto-immunes, mais aussi d’une kyrielle d’autres maladies dites « de civilisation ».

Pour lui, c’est le passage anormal à travers l’intestin de certaines molécules alimentaires indésirables qui est la cause, ou plutôt le cofacteur, d’un grand nombre de ces maladies dites « de civilisation ».

Un cofacteur, en médecine, c’est un élément qui ne cause pas à lui seul une maladie, mais qui peut en revanche, s’il est additionné à d’autres facteurs, peut déclencher cette maladie. Par exemple, pour déclencher une polyarthrite rhumatoïde, il faut être prédisposé génétiquement à la polyarthrite, c’est-à-dire être victime de l’anomalie génétique spécifique  (« le terrain HLA »)  qui permet à la maladie de se déclencher. Mais cette prédisposition génétique ne peut à elle seule causer une polyarthrite. Il faut qu’un autre facteur soit présent, un facteur environnemental, par exemple. Et l’environnement, au sens large, comprend l’alimentation.

Seignalet se dit donc que l’alimentation peut souvent être ce cofacteur déclencheur de nombreuses maladies. Il entreprend alors un gigantesque travail de recherche, qui le mène vers des disciplines en apparence aussi éloignées de la médecine que l’ethnologie et la paléontologie.

Seignalet rassemble un certain nombre de constatations : il existe des sociétés qui ne connaissent aucune des maladies de civilisation ; l’alimentation humaine a radicalement changé avec l’apparition de l’agriculture ; certains types de maladies sont apparus (ou leur fréquence a explosé) au néolithique ; ces maladies disparaissent chez les patients qui excluent certains aliments de leur alimentation.

Il suppose que certaines molécules présentes dans l’alimentation moderne peuvent être la cause de ces maladies, [quel imbécile oserait  écrire le contraire ?] quand elles parviennent à traverser la barrière intestinale (fragilisée pour diverses raisons, dont la mauvaise qualité générale de l’alimentation), et à passer dans l’organisme du patient. Comme ces molécules  n’ont  jamais été présentes dans notre environnement  avant le néolithique, nous  [nos enzymes]  ne sommes pas capables génétiquement  de les gérer  [cataboliser]  parfaitement.

Seignalet  conseille alors  à ses patients d’adopter une alimentation de type ancestral, c’est-à-dire inspirée de l’alimentation des chasseurs-cueilleurs du paléolithique. Ce  qui  revient  à peu près  à supprimer un certain nombre d’aliments « modernes » : les céréales mutées (à peu près toutes les céréales habituellement consommées, sauf le riz qui, lui,est resté "sauvage") ; les produits laitiers ; les aliments, notamment les protéines, cuits à haute température : plus de 110°. [Le "cueilleur-chasseurs" ne faisait pas cuire ses aliments].

Parallèlement,  pour renforcer  l’organisme et rétablir certains équilibres (microbiote-système immunitaire), il conseille la prise de probiotiques (pour rétablir une flore intestinale saine), de suppléments, la consommation d’aliments « bio » et d’huiles végétales de qualité, (non chauffées) notamment huile d’olive, de noix, et de colza. [Huiles insaturées].

Très vite, il apparaît que les résultats dépassent toutes les espérances. Seignalet revendique des résultats surprenants dans la cure de maladies aussi nombreuses que diverses. Près d’une centaine d’affections au total, dont certaines sont réputées incurables. Des patients viennent le consulter de toute la France. [Certains ne lui pardonneront pas.]

Seignalet consigne scrupuleusement ses résultats, et tente alors de les publier dans les revues qui jusque-là accueillaient ses travaux à bras ouverts. Et se heurte à des refus systématiques : ses nouveaux travaux ne sont pas considérés dignes d’être publiés par ses pairs. Il leur est notamment reproché de ne pas être conduits en « double-aveugle ».

L’étude en double-aveugle est le nec plus ultra en médecine quand il s’agit de tester un nombre restreint de molécules. Double-aveugle (double-insu est un meilleur terme) signifie que, pour s’assurer qu’il n’y ait aucune distorsion possible des résultats, personne, ni le patient ni le médecin, ne sait s’il prend (ou donne) une molécule active ou un placebo. Les études en double-aveugle sont très adaptées à l’évaluation de médicaments ou, en nutrition, à l’étude de l’effet de la prise de compléments alimentaires : on donne 500mg de vitamine C à 1000 personnes, un faux comprimé à 1000 autres, et au bout d’un certain temps, on mesure si le premier groupe est en meilleure santé que le second ou pas.

A partir du moment ou on peut faire rentrer le ou les produits à tester dans un comprimé, l’étude en double-aveugle est un protocole d’une redoutable efficacité. (À tel point, qu’elle semble de moins en moins utilisée  par l’industrie pharmaceutique qui préfère « torturer  les données » des tableaux statistiques des essais, pour obtenir les résultats favorables aux molécules, fabriquant ainsi des « preuves » de piètres niveaux scientifiques.) 

Lorsqu’il s’agit d’études sur un régime alimentaire complet, en revanche, l’étude en double-aveugle est parfaitement inadaptée : comment faire pour que personne ne sache ce que le patient mange ? Que peut être un placebo de repas ? On utilise alors des études épidémiologiques, qui consistent à comparer deux groupes de personnes ayant des habitudes alimentaires différentes, et à voir si de grandes tendances se dégagent. Par exemple, en comparant des populations fortement consommatrices de lait de vache comme les scandinaves et en les comparant à des populations ne consommant quasiment jamais de lait, par exemple en Asie, on a pu constater que le lait et les produits laitiers ne réduisent en rien les risques d’ostéoporose. Ou encore que le régime crétois réduit significativement le risque de maladies cardiovasculaire. (Cf. travaux de Michel de  Lorgeril.)

L’inconvénient de ce deuxième type d’étude est qu’il est beaucoup moins précis que le premier, puisqu’il porte sur une multitude de facteurs (pas seulement une molécule), et qu’il nécessite donc, pour une certaine fiabilité, d’être mené sur une durée très longue et sur un nombre très important de personnes. L’industrie agroalimentaire et l’industrie pharmaceutique n’ont aucun intérêt à mener des études épidémiologiques mettant en cause l’alimentation moderne. Seuls les États, s’ils étaient mieux conseillés et conscient des enjeux, pourraient les mettre en œuvre.

 Pour revenir à Seignalet, il est évident que l’évaluation de son régime ne pouvait pas se faire en double-aveugle. D’autant plus que l’un des intérêts majeurs de sa méthode est d’impliquer fortement le patient dans sa guérison : on lui explique les principes de l’alimentation, les raisons de sa maladie, le mécanisme de la guérison, afin de le responsabiliser autant que possible, et ce sera à lui de faire en sorte d’appliquer le « traitement », de prendre le risque de s’en écarter, ou au contraire de le suivre fidèlement : l’étude en double-aveugle est donc particulièrement inadaptée dans ce cas. Ce qui n’empêchera pas ses détracteurs d’accuser Seignalet de charlatanisme parce qu’il n’a pas conduit d’étude en double-aveugle.

Restait la possibilité d’une étude épidémiologique : conseiller l’alimentation ancestrale à des milliers de patients, voire des dizaines de milliers, pour chacune des maladies pour lesquelles il est supposé fonctionner, pendant plusieurs années, ou dizaines d’années. Le problème, c’est qu’il faut pour cela des moyens importants, que n’avait pas Seignalet. Seuls 2500 malades, couvrant une centaine de maladies différentes, avaient pu être soignés, avec des taux de réussite excellents, de 80 à 100% en général, mais aussi, pour certaines maladies, des échecs francs.

À l’inverse des charlatans, Seignalet n’a jamais prétendu avoir trouvé la panacée.

Ceci se révéla très insuffisant pour convaincre un corps médical très suspicieux envers une méthode unique, prétendant soigner sans médicament : comment expliquer que le même régime puisse soigner tant de maladies différentes ? Et d’abord, comment l’alimentation pourrait-elle avoir le pouvoir de soigner des maladies ? (La formation des médecins en biochimie des nutriments se fait généralement au tout début de leurs études, ils l’apprennent pour réussir leurs examens, sans  en voir immédiatement l’importance fondamentale dans l’application thérapeutique dans l’alimentation humaine, pressés qu’ils sont, de savoir établir des diagnostics et de soigner… avec des médicaments.)

Dès lors, c’est un véritable roulement de critiques qui s’abattent sur Seignalet. Des critiques qui très vite, ne reposent plus sur quelques choses de scientifique : les revues qui l’accueillaient à bras ouvert en tant qu’immunologue refusent ses articles. On lui reproche donc de ne pas publier ses résultats dans des revues internationales. Il le fait alors dans un livre. On lui reproche de vouloir faire de l’argent avec un « régime miracle ».

Mais surtout, on lui reproche ses amitiés : avec le professeur Joyeux, un cancérologue éminent dont le crime majeur est d’être président d’une association catholique très conservatrice. De s’être inspiré du travail sur le « cru » de Guy-Claude Burger, dont le mouvement, l’instinctothérapie, est classé comme secte, et qui plus tard sera condamné pour viol sur mineurs. Et d’avoir témoigné en faveur de celui-ci dans une précédente affaire, où il était poursuivi pour exercice illégal de la médecine.

Et enfin, bien sûr, d’être mort à 63 ans seulement, « preuve » irréfutable selon ses détracteurs que ses travaux sont nuls et non avenus.

Il n’existe à ce jour aucune étude sérieuse démontrant la pertinence ou la dangerosité du régime Seignalet. Cela n’intéresse pas grand-monde. Pourtant, il existe de nombreuses études portant sur des points essentiels de ses recommandations, qui constituent autant d’indices favorables : remise en cause des qualités nutritionnelles du lait, études anciennes ou récentes sur les effets nocifs de certaines céréales, découverte ou redécouverte de molécules très dangereuses créées par la cuisson, (les molécules de Maillard) , découverte du rôle très favorable des oméga 3 et d’autres acides gras essentiels, etc.

De nombreux chercheurs de par le monde s’intéressent à l’alimentation et à l’extraordinaire qualité de la santé des chasseurs-cueilleurs. D’autres modes alimentaires, comme à Okinawa, l’endroit du monde où l’on compte le plus de centenaire, et surtout, de centenaires en bonne santé, commencent à être bien connus, et se révèlent très proches de l’alimentation ancestrale.

De plus, Seignalet appuyait ses travaux sur de nombreuses études. Il est parti d’une base scientifique extrêmement solide, à partir de laquelle il a échafaudé des théories dont le détail reste à vérifier, mais surtout une méthode dont rien ne permet de penser (à moins d’avoir des idées bornées ou  mercantiles) qu’elle n’ait pas l’efficacité qu’il rapporte dans ses statistiques. Une méthode défendue bec et ongles aujourd’hui par ceux qui en ont éprouvé les bienfaits, et qui en sont aujourd’hui les premiers défenseurs.

 

 

 

 

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 17:44

 

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Cela fait maintenant plus de 14 ans que j’applique en tant que  médecin rhumatologue la diététique ancestrale prônée par  le docteur Seignalet (et le Dr Cordain aux USA) avec mes malades volontaires, ce qui me permet de diminuer la quantité de médicaments et d’obtenir des résultats thérapeutiques surprenants. Je confirme complètement l’efficacité de cette diététique. J’essaye d’expliquer la simplicité de la méthode et quelques rudiments de biochimie dans le livre : Rhumatismes : Et si votre alimentation était coupable ? Pour mieux la divulguer.
La diététique ancestrale n’est pas du tout carencielle et tout médecin peut l’essayer, tout en continuant à prescrire les médicaments, qu’il a l’habitude d’employer. Il s’apercevra aussitôt de l’amélioration de son patient et de la baisse possible des posologies médicamenteuses.

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