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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 19:53

Cette  phrase, que je  répète depuis plus de 15 ans, rends  souvent  perplexes mes malades en surcharge  pondérale,  qui essayent  de maigrir, mais qui n’y parviennent  pas  en essayant les régimes à  la mode, généralement  lancés par les média,  avant les vacances d’été.

Les « experts » de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, de l’alimentation,  de l’environnement et du travail (Anses)  qui pour une fois ne racontent  pas trop de bêtises, viennent de publier dans un rapport de 160 pages, leurs conclusions, après avoir étudié une quinzaine de régimes amaigrissants différents.

 Leurs conclusions  rejoignent  absolument ce qu’un observateur  objectif  (le blogeur que vous lisez)  avait déjà remarqué et conclu par un simple empirisme  observationnel.

Les régimes hyper protéinés altèrent la fonction rénale en surmenant  les reins,  car le processus d’évacuation des déchets azotés est périlleux chez les omnivores dont nous faisons partie. À noter que l’hyperuricémie et la goutte n’existent  pas chez les mammifères carnassiers stricts. Priver l’organisme de glucides est aussi violent qu’une grève de la faim. L’organisme sait  transformer les lipides en glucose en créant des corps cétoniques, qu'il a du mal à éliminer.

La plupart des régimes sont carencées en vitamines, apportent  trop de sodium, provoquent des rétentions  hydro sodées  provoquant des à-coups d’hypertension artérielle en  surmenant  le cœur.

Le squelette est malmené, car il existe un déséquilibre acido basique temporaire, qui peut conduire à des séquences de fuite calcique très augmentée. La santé physique est donc très altérée pendant le régime amaigrissant avec des organes  cibles importants : les reins, le cœur, le squelette.

(Une étude américaine avait déjà montré qu’à surpoids et obésité comparable, les obèses qui avaient fait de nombreux régimes étaient  victime d’une surmortalité…. ce qui  prouvait qu’il valait mieux avoir une surcharge pondérale et la maintenir constante que d’essayer de la perdre et de ne pas y arriver…. bien au contraire, comme nous allons le voir un peu plus loin.)

L’impact psychologique d’un régime amaigrissant est catastrophique. Par définition, tout régime est frustrant pour le cerveau en ce qui concerne le plaisir alimentaire base originelle du plaisir humain. Comme j’ai l’habitude de le soutenir, le cerveau nécessite obligatoirement trois choses : de l’oxygène, du glucose, et du plaisir quotidien.

La frustration conduit à la tristesse, à la violence contre soi même, à la colère rentrée, à la rancœur contre ceux qui mangent et ne grossissent jamais, au sentiment d’injustice, à la victimisation. Le peu de résultat obtenu peut fabriquer  une image de soi déplorable, puisque les efforts exercés par la volonté maintenue tout au long du régime aboutissent à une défaite dévalorisante dès la reprise de poids. La dépression n’est jamais bien loin, l’irascibilité toujours présente.

En plus de l’effet délétère sur la santé physique et psychique des régimes amaigrissants, les conclusions des  experts  montrent,  paradoxalement, que  tout régime alimentaire débouche sur une reprise pondérale automatique.  «Plus on fait des régimes, plus on favorise les reprises pondérales. »  Ce n’est même plus du yo-yo, c’est de l’ascension pondérale :  on perd quatre kilos en faisant un régime  et quelque temps après, l’on s’aperçoit que  l’on a grossi de cinq,  on refait un régime, on perd huit kilos et quelque temps après on s’aperçoit avec effroi qu’on en a repris onze. Tel est le constat : Weight Watchers  fait grossir, tout comme la soupe aux choux, le régime ananas ou le régime du Dr Tartanpion.

Pourquoi ce paradoxe ?

Tout simplement parce que le cerveau préhistorique enregistre et mémorise la frustration du plaisir alimentaire, cette frustration crée un stress correspondant aux périodes de famine préhistorique… dès que le cerveau revoit passer une « alimentation normale » en période de « non-régime » ou de « consolidation », il donne des ordres de stockage aux cellules graisseuses, les adipocytes. Ce stockage graisseux de réserve est en prévision d’un éventuel régime frustrant ou pour une éventuelle période de stress. Chaque période de régime stimule les ordres ultérieurs de reprise pondérale. Notre atavisme préhistorique est bien réel.

(Chacun doit savoir qu’il est impossible de maigrir en période de stress, en période de souffrance ou de douleurs physiques, car dans ces situations, c’est le cerveau préhistorique inconscient, qui prend les commandes de la gestion des stocks graisseux et non plus notre volonté de maigrir pour avoir un corps de rêve).

Plutôt que d’imposer des régimes alimentaires violents à nos organismes pour maigrir, qui finissent par grossir, en altérant la santé ; il vaut mieux changer définitivement de mode alimentaire en adoptant  une nouvelle diététique : la Diététique Ancestrale ou la même chose sous une autre appellation " l'alimentation hypotoxique" et commencer à bouger !

 

 

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Published by Docteur Poinsignon - dans Santé
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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 17:53
OSTEOPOROSE   MYTHE OU REALITE ?

Présentation de mon dernier ouvrage, aux éditions du ROCHER, suivi d’un entretien avec une journaliste, Madame Barbara Witkowska pour un hebdomadaire Belge.

Comment et pourquoi a-t-on changé la définition de l’ostéoporose ? Pourquoi des milliers de femmes se retrouvent traités médicalement, alors qu’elles sont en bonne santé ? L’ostéoporose est-elle une maladie en passe de devenir un fléau mondial ou un risque potentiel de fracture très bien marchandisé par les puissants groupes agro-industriels et les firmes pharmaceutiques ?

Même chez les médecins spécialistes, il n’existe pas de consensus au sujet du concept de l’ostéoporose. Certains affirment, aux vues des données épidémiologiques, que nous sommes devant un mal galopant avec une prospective catastrophique, d’autres prétendent que nous sommes devant un façonnage de maladie avec une manipulation grossière des seuils de normalité et donc d’interventions thérapeutiques !

Les batailles feutrées du calcium et des produits laitiers, des eaux minérales, des ʺmédicaments anti ostéoporoseʺ, aux enjeux politico- économiques gigantesques ont lieu sous nos yeux de ʺcon-sommateursʺ.

Le sujet est sensible et touche à la prévention dans le domaine de la Santé publique. L’État est conseillé par des ʺexpertsʺ. Le public ne sait plus qui croire. Ce livre, après avoir fait la part scientifique des choses, confirme la manipulation. Il est écrit par un rhumatologue libéral indépendant, qui n’a aucun ʺconflit d’intérêtsʺ, mais simplement l’intérêt de ses patients.

ʺOstéoporose. Mythe ou Réalité ?ʺ

Réponses à Barbara Witkowska journaliste pour ʺLE VIFʺ hebdomadaire Belge.

1. Qu'est ce que l'ostéoporose ? Une maladie qui "ne fait pas mal" ou un risque de fracture ?

Lorsque l’on fait du ski ou lorsqu’on monte sur un escabeau, il existe un risque de se fracturer un os : cela ne transforme pas la pratique du ski ou le fait de monter sur un escabeau en maladie. La plupart des membres du corps médical, au prétexte licite de la prévention des fractures, ont confondu, de bonne foi, une maladie avec un risque. À leur décharge, la méthodologie statistique du ʺDensitomètreʺ alliée à l’ ʺEvidence Based Medicineʺ États-Unienne américaine leur a fait croire, avec une procédure d’apparence très scientifique, qu’ils pouvaient redevenir prédictifs dans leur Art médical. Il faut néanmoins se rendre à l’évidence : la médecine technico-statistique ne sait pas détecter, à l’avance, les femmes qui vont se tasser une vertèbre à 65 ans ou se casser le col du fémur à 80 ans. La densité osseuse mesurée par un appareil au nom compliqué, n’est pas le reflet fidèle de la solidité osseuse, au moment de l’examen et même six mois ou un an après l’examen. Le densitomètre mesure d’une manière comparative et statistique la perte de charge minérale du tissu osseux, sans donner l’état de la microarchitecture osseuse : second facteur très important de la solidité osseuse. L’ostéoporose ne semble dès lors, que le signe de vieillissement de l’os. Il est abusif sur le plan médical de transformer l’ostéoporose commune d’involution en maladie… mais cela reste très lucratif. Le risque de fracture osseuse est corrélé scientifiquement aux risques de chute…Lutter contre les facteurs de chute semble actuellement plus efficace que tous les médicaments anti ostéoporotiques, caractérisés par leurs promesses non tenues.

2. Pourquoi insistez-vous sur le fait, qu'aujourd'hui, il n'existe aucun consensus sur la définition de l'ostéoporose ?

Les médecins sont en train de s’apercevoir, peu à peu, qu’ils ont été trompés. Il semblerait que les critères retenus, par un comité Théodule d’ʺexpertsʺ, chapeauté officiellement par l’OMS pour établir le diagnostic d’ostéoporose, au moyen du fameux appareil de mesure, sur lequel les femmes ménopausées montent en ʺbonne santéʺ et redescendent… malades…soit sérieusement à revoir. De nombreuses femmes ʺostéoporotiquesʺ ne présentent aucune fracture. L’ostéopénie physiologique : c'est-à-dire la perte naturelle, normale, de sels minéraux osseux tout au long de sa vie, n’est pas le début d’une maladie.

3. Comment fonctionne notre squelette (notre physiologie osseuse) et pourquoi, à un certain moment, ne fonctionne-t-il plus bien ?

L’os est un tissu vivant en remodelage permanent. Dès la fin de la croissance et de la maturité squelettiques l’os perd 2 % de sa masse minérale par an. La masse osseuse est proportionnelle à la masse musculaire, ce qui nous indique les liaisons constantes entre la fonction musculaire et la fonction de soutien de notre armature squelettique. On peut diminuer le pourcentage de perte annuelle de masse osseuse en favorisant la fonction musculaire et en ayant une bonne hygiène de vie. On augmente, malencontreusement, la vitesse de perte, en étant sédentaire, en fumant et en ayant une hygiène alimentaire basée sur l’alimentation moderne. La période péri ménopausique des femmes est une période de perte de masse osseuse accélérée, qui se re stabilise après. Il est très facile d’affoler les femmes, dans cette période délicate et de leur raconter des sornettes hormonales ou la fable d’hyperconsommation des produits laitiers…

4. On a toujours associé l'ostéoporose à la femme. Selon vous, les hommes n’en souffrent-ils pas ...

La perte osseuse se fait selon une pente régulière chez l’homme, sans la cassure d’accélération de la période péri ménopausique de la femme. Les hommes possèdent plus de masse musculaire que les femmes et profitent d’une masse osseuse un peu plus importante ; ce qui fait qu’il existe moins de cas. Il faut signaler cependant, la plus grande gravité de la fracture du col du fémur chez l’homme, que chez la femme, qui survient également après 80 ans chez celui-ci.

5. Vous parlez de plusieurs formes d'ostéoporose. Quelles sont-elles ?

L’ostéoporose la plus connue est l’ostéoporose commune d’involution post ménopausique ou encore appelée ʺostéoporose primitiveʺ ce qui ne signifie que l’on ignore officiellement les causes. Les ostéoporoses secondaires sont celles dont les causes sont connues : certaines maladies endocriniennes, le diabète de type un, l’hyperthyroïdie, l’hyperparathyroïdie, le syndrome de Cushing, les insuffisances en hormones sexuelles comme l’hypogonadisme, certaines maladies gastro-entérologiques : les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), maladie cœliaque, maladie de Crohn, recto colite, maladie des laxatifs, etc., les insuffisances rénales graves, certaines maladies du sang, les principales causes médicamenteuses sont liées à la cortisone, à la cyclosporine, aux anti aromatase, à certaines chimiothérapies. Pour être complet, il faut citer les ostéoporoses d’immobilisation de plus de six mois et celle de la microgravité des cosmonautes.

6. Quelles sont les causes de l'ostéoporose commune ?

L’ostéoporose commune primitive est simplement le résultat d’une mauvaise hygiène physique, tout au long de sa vie, basée sur la sédentarité moderne du monde occidental et sur l’alimentation trop acidifiante avec les excès de viandes des pays riches, de céréales mutées, de produits laitiers animaux. La géographie et l’épidémiologie de cette tendance du squelette à perdre trop rapidement sa masse osseuse est superposable à l’Occident et à son mode de vie. (États-Unis d’Amérique du Nord, Canada, Europe, Australie, Nouvelle-Zélande.)

7. Au rayon de la prévention, que proposez-vous ?

Ne pas accélérer le vieillissement osseux en ayant une hygiène de vie tout au long de sa vie et non simplement quand commence la vieillesse ou la ménopause… L’hygiène de vie comporte une hygiène gestuelle avec un minimum d’activité physique, puisque la marche est le mode de déplacement naturel de l’Homme et une alimentation adaptée à la génétique humaine forgée au paléolithique et non selon l’alimentation de ces 100 dernières années : Je propose donc la Diététique ancestrale ʺBioʺ avec beaucoup de végétaux, beaucoup moins de viandes et de céréales , l’éviction totale des produits laitiers, des cuissons basses températures à la vapeur douce.

8. Pourquoi insistez-vous tellement sur l'exercice physique ?

Les sportifs ont plus de masse osseuse car ils possèdent plus de masse musculaire. L’os est un tissu vivant que l’on peut stimuler par des contraintes et les petits chocs en sautillant d’un pied sur l’autre, comme cela se produit dans la course… courir avec un sac à dos chargé de quelques kilos est une bonne méthode pour stimuler l’os… à condition de ne pas l’avoir empoisonné auparavant par des BIPHOSPHONATES… classe de « médicaments » vendus comme « anti ostéoporose », détestée par les dentistes à juste titre à cause des lésions de l’os de la mandibule.

9. Selon vous, il faut finir, une fois pour toutes, avec la dictature du calcium contenu dans le lait de vache ...

Le calcium du lait de vache est fait pour son veau, exclusivement…. Tout comme les hormones de croissance contenue dans le lait de la vache, tout comme les immunoglobulines du lait de vache, destinées aux veaux pour lutter contre des maladies bovines. Je prétends qu’il faut en finir avec les laits animaux pour les humains… tout court. (Les agriculteurs sont les premières victimes de notre société chimico- lactée.)

10. Peut-on prévenir (soigner) l'ostéoporose par des médicaments ?

Catégoriquement non. La vitamine D n’est pas un médicament, c’est une hormone fabriquée par l’Homme, à base de cholestérol, sous l’action des rayons du soleil. C’est donc un produit naturel indispensable à la santé humaine, qui agit favorablement sur l’ensemble des cellules humaines, en plus de ce que l’on connaît déjà sur la cellule osseuse. Le calcium, le magnésium, le phosphore, le manganèse, etc. sont des éléments naturels aussi dont nous sommes constitués et on ne peut pas parler de médicaments à leur sujet.

11. Un mot de conclusion ...

L’Épistémologie nous indique que le Progrès médical n’est pas linéaire. La Connaissance scientifique peut avancer par…. des erreurs, des errements, des doutes, des retours en arrière, des regrets. « L’erreur est humaine …. », il est regrettable de vouloir s’y complaire… La notion d’ostéoporose « maladie de la femme ménopausée » a du plomb dans l’aile… et c’est tant mieux.

Dr Poinsignon. Janvier 2016.

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