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20 novembre 2011 7 20 /11 /novembre /2011 23:03

    4905masti.jpgLa FAO (Food Agricultural Organisation) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont défini en 1977  le « yaourt » (ou « yoghourt ») comme un lait pasteurisé coagulé, grâce à une fermentation lactique acidifiante, du à deux  germes spécifiques : Streptococcus Thermophilus et lactobacillus Bulgaricus, en excluant tout autre bactérie.

Ces deux bactéries vivent en symbiose  et se rendent des services alimentaires, car leur équipement enzymatique est complémentaire pour proliférer. Elles acidifient le milieu, dans lequel elles se développent, en acide lactique, ce qui est un frein de développement pour les autres germes. C’est le principe de la fermentation lactique acidifiante pour conserver beaucoup d’aliments comme la choucroute, le miso, etc. Jusque-là, rien à redire sur le yaourt, produit vivant, qui doit contenir ou moins 10 millions de germes par gramme de produit et une teneur acide d’au moins 0,7 %, lors de la vente. C’est d’ailleurs sur cette argumentation de « bons germes pour l’intestin » qu’il a été vendu dans les pharmacies au début du XXe siècle, pour les nourrissons qui avaient eu une diarrhée infectieuse et qui avaient eu la chance d’en réchapper.

c’est aussi grâce a cette « bonne flore » pour l’intestin humain qu’il est devenu un des principaux « Alicament » avec toutes les autres variété de laits fermentés « enrichis » aux poudres de lait, aux protéines de lait, au lactose, aux minéraux, en vitamines… parés de toutes les vertus de santé, qu’il vaut mieux dénommer sous le terme d’ « allégations mercantiles ». Un gros producteur de produits laitiers français vient d’être condamné à une lourde amende, aux États-Unis d’Amérique du Nord pour avoir fait du marketing avec de telles allégations … ce gros producteur développe un centre de recherche avec de nombreux chercheurs, emplois de nombreuses diététiciennes pour essayer de prouver qu’il développe des microbes utiles à l’être humain… dans les produits qu’il vend, comme si l’Evolution darwinienne l’avait attendu… lui et sa firme pour maintenir l’Homme en bonne santé ! Cet industriel français est en train d’empoisonner les Chinois,  en effet, il se taille, en Chine, des parts de marché.

 La face  connue du yaourt en fait un « aliment de Santé », je vais essayer de montrer l’autre face de ce milieu de culture vivant. La face cachée, pas très jolie, jolie !

 Il faut d’abord signaler que la flore intestinale humaine est très mal connue. On vient de prendre conscience qu’il existe des milliers d’espèces inconnues, qui vivent à l’intérieur de notre intestin en permanence, y mangent, se reproduisent à une vitesse surprenante, élaborent beaucoup de molécules que nous utilisons sans le savoir, entraînent nos défenses immunitaires et vivent d’une manière surprenante en étant tolérées par notre Système Immunitaire. On donne le nom de BIOTOPE à l’ensemble des microbes qui vivent dans notre corps. Le nombre de gènes de ces organismes vivants est bien supérieur au nombre de  gènes humains (environ 25 000 chez l'Homme). Les différentes proportions de toutes ces classes et ces familles de bactéries sont discriminantes et chaque être humain à son biotope spécifique, qui est directement fonction de son alimentation personnelle.

Remarque importante : les bactéries des yaourts ne s’implantent pas dans notre tube digestif et n’y restent pas longtemps…. ce qui tendrait à prouver qu’elles n’ont rien à y faire…mais ceci n’est pas encore très grave…. sauf si l’on retrouve les  mêmes bactéries des « yaourts » « ACTIMEL » et « ACTIVIA » (laits fermentés avec d’autres bactéries) dans l’intestin  des porcs d’élevage, à qui on les donne pour les faire grossir vite ! (conférer au travail  du professeur  DIDIER RAOULT chef du service de virologie de l’hôpital de la Timone à Marseille qui pose la question de la causalité de l’obésité galopante par la consommation du « yaourt » en écrivant un article ironique : « DEVENEZ XXL AVEC DES YAOURTS », après avoir lancé un pavé dans la mare laitière, dans la sérieuse et prestigieuse revue scientifique : « NATURE ».)

Des chercheurs suédois et danois ont découvert des protéines, inconnues  jusqu’alors, dans les produits laitiers,  faisant travailler le pancréas endocrine pour rien. Plus exactement lui  intimant l’ordre d’une sécrétion d’insuline (protéine insulinotrope), alors qu’il n’y a aucune nécessité de l’insuline, car les produits laitiers ne sont pas des aliments à index glycémique élevé.

La plupart des fruits frais et légumes verts, légumes secs, céréales en grains, chocolat noir riche en cacao, lait et produits laitiers, viandes, oléagineux ont un indice glycémique faible  inférieur ou égal à 35.

D’une manière générale plus les aliments possèdent un Index Glycémique élevé (supérieur à 50), plus il existe une réaction pancréatique de sécrétion réactionnelle d’insuline pour faire pénétrer le glucose dans les cellules et les nourrir en apportant l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. C’est ainsi que le cerveau humain consomme de 200 grammes de glucose par jour, ce qui est encore bien peu par rapport à la consommation des muscles en activité.

  Tout en faisant pénétrer le glucose dans chacune de nos cellules, l’insuline contribue à maintenir le taux constant de glycémie autour de un gramme par litre de sang, par un  fonctionnement complexe normal. C’est la régulation glycémique physiologique.

 Si le pancréas « fatigue » et ne délivre pas assez d’insuline, il existe alors un trouble de la régulation glycémique…le glucose ne peut pas pénétrer dans la cellule et reste dans le compartiment liquide sanguin…le taux de glucose sanguin monte…, 1,50 gramme, 2 grammes, 3 grammes etc., le glucose va être éliminé par le rein, provoquer des dégâts au passage, pour se retrouver dans l’urine qui deviendra ainsi sucrée… c’est le diabète sucré. Comme beaucoup de glucose alimentaire est perdu, le malade maigrit : c’est le diabète « maigre » appelé  également diabète de « type 1 », c’est une maladie auto-immune avec des anticorps qui attaquent le pancréas dès le plus jeunes âge, très fréquents dans les pays nordiques (Norvège, Suède, Danemark, gros consommateurs de produits laitiers. (Je sais…. l’épidémiologie ne « prouve» rien du tout…. mais elle peut quand même donner de sérieux indices, pour peu que l’on sache observer et surtout réfléchir !)

Le diabète gras touche 20 % de la population nord-américaine, il semble provoqué par la surconsommation de produits trop graisseux et la sédentarité. De plus, la prise permanente  de nourriture, le « manger rapide » en marchant ou en  regardant un téléviseur perturbent la physiologie normale. Théoriquement c’est la sensation de faim qui entraîne la prise alimentaire induisant la satiété  mettant fin à la prise alimentaire d’une manière naturelle. On ne sait pas si la « qualité » alimentaire de l’alimentation moderne ne génère pas la satiété ou si des mécanismes psychologiques liés aux modes de vie de la Civilisation  moderne (stress, angoisses existentielles, etc.) pousse le cerveau à stocker les réserves lipidiques, toujours est-il, que le nombre d’obèses en danger de diabète augmente, même sur le vieux continent européen.

 Les troubles de la régulation du glucose sont généralement le fait d’une faillite des cellules endocrines du pancréas.

Les produits laitiers et les yaourts possèdent un index glycémique très bas et sont conseillés  grâce à cette qualité par tous les « diététiciens » aux gens normaux, non diabétique dans le paradigme moderne et la diabolisation débile des sucres, mais également aux diabétiques (ces mêmes « diététiciens » qui n’ont peur de rien, conseillent l’aspartame à ces mêmes malades) en ignorant superbement que les yaourts ont un indice insulinique élevé.

Cette réponse pancréatique tout à fait surprenante semble due à des protéines inconnues des produits laitiers (abondantes dans le lactosérum) et des recherches devraient être conduites pour confirmer les travaux des chercheurs suédois et danois.

À mon avis ces recherches vont manquer de parrainage financier. Qui aurait intérêt à démontrer la toxicité de certaines protéines des produits laitiers (entre autres) sur le pancréas endocrine ?

Pourquoi le pancréas sécrète de l’insuline pour rien ?  Pourquoi travaille-t-il à élaborer une molécule complexe sans signal d’hyperglycémie ? Ce travail inutile ne va-t-il pas finir par le fatiguer ?  Le détériorer ?  Le faire vieillir avant l’âge ?

Inutile de vous dire que je n’ai pas la réponse à ces interrogations, j’aimerais simplement que des chercheurs  indépendants des lobbys, s’ils existent, ou des chercheurs fondamentalistes  se les posent.  Cela pourrait rendre service aux malades diabétiques.

 Le yaourt est un faux ami pour les diabétiques  et  c’est également un faux jeton pour les gens en bonne santé !

Depuis des années je répète inlassablement que la partie la plus dangereuse les produits laitiers animaux sont les protéines parce qu’elles sont immunogènes, c’est-à-dire qu’elles perturbent gravement  notre système immunitaire et qu’elles possèdent des messages hormonaux de croissance, inutiles et surtout néfastes chez les êtres adultes qui ont terminé leur croissance par définition.

Le fait qu’elles stimulent la sécrétion d’insuline quand l’organisme n’en a guère besoin n’augure rien de bon…

Pour ceux qui ont le courage de lire encore…. je donne ci-dessous les références de l’article paru dans une revue scientifique américaine et  les conclusions résumées des chercheurs.

American Journal of Clinical Nutrition, Vol. 80, No. 5, 1246-1253, November 2004
© 2004 American Society for Clinical Nutrition

 

« Comparaison de la Glycémie et de l'Insulinémie chez les sujets sains après des repas de protéines de lait (lactose équivalent) et autres aliments : le rôle des acides aminés plasmatiques et les incrétines. »

Mikael Nilsson, Marianne Stenberg, Anders H Frid, Jens J Holst et Inger ME Björck

1 Du ministère de la nutrition appliquée et de chimie alimentaire, Université de Lund, en Suède (MN, MS et IMEB), Clinique d'endocrinologie, Hôpital universitaire MAS, Malmö, Suède (AHF) et le Département de Physiologie médicale, l'Institut Panum, Université de Copenhague, au Danemark (JJH)

2 pris en charge  par des subventions du Conseil de recherche suédois de l'Environnement, sciences agronomiques et l'aménagement du territoire (projet non. 50.0297 à 00), et Albert Direktor Påhlssons Stiftelse för forskning och välgörenhet.

3 Réimpressions pas disponibles. Adresse de correspondance à M Nilsson, Applied Nutrition et Food Chemistry, Lund University, PO Box 124, 221 00 Lund, Suède. E-mail: @ mikael.nilsson inl.lth.se .

RÉSUMÉ de l’essai clinique.

Contexte : Les produits laitiers s'écartent d'autres aliments contenant des glucides en ce sens qu'ils produisent des réponses élevés d'insuline, en dépit de leur faible Index Glycémique.

Le mécanisme insulinotrope de lait n'a pas été élucidé.

Objectif:L'objectif était d'évaluer l'effet des principales sources alimentaires de protéines animales ou végétales sur les concentrations de la glycémie postprandiale, d'insuline, d’acides aminés et d’hormones incrétines [glucose-dépendant insulinotrope polypeptide (GIP) et le glucagon-like peptide 1] chez des sujets sains.

Description : on a donné à douze volontaires sains des  repas expérimentaux pour l’essai  constitué de lait, de fromage reconstitué, de lactosérum, de  morue et de gluten de blé avec des quantités équivalentes de lactose. Une charge équivalente de glucide de pain blanc de blé a été utilisée comme le repas de référence.

Résultats: Une corrélation a été trouvée entre les réponses d'insuline postprandiale (après le repas n.d.t.) et des augmentations d’acides aminés plasmatiques; les plus fortes corrélations ont été observées pour la leucine, valine, la lysine et l'isoleucine. Une corrélation a également été obtenue entre les réponses de l'insuline et les concentrations de GIP. La poudre de lait reconstitué et le lactosérum n’augmentaient que très peu la glycémie postprandiale par rapport à la référence du pain blanc (moins 62% et moins 57% respectivement). Le repas de lactosérum était accompagné par une hausse de l'insuline (90%) et de GIP (54%). (Les protéines solubles du petit lait semblent les plus insulinotrope.)

Conclusions: On peut conclure que les protéines alimentaires diffèrent dans leur capacité à stimuler la libération d'insuline, éventuellement en affectant différemment la libération anticipée des hormones incrétines et des acides aminés insulinotrope.

 Les protéines du lait ont des propriétés insulinotrope, la fraction de lactosérum contient le sécrétagogue de l'insuline qui prédomine.

Mots clés:L'index glycémique • index insulinique • protéines alimentaires de lactosérum de lait d'acides aminés •  acides aminés insulinotrope • incrétine hormones.

 Pour ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’à la fin vous avez pu remarquer que cette expérimentation a été  financée par le « Conseil de recherche suédois de l'Environnement, sciences agronomiques et l'aménagement du territoire. »

Bravo à la Suède !

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Published by Docteur Poinsignon
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corinne 26/04/2016 16:41

merci merci beaucoup pour ces infos...je comprend mieux mon gros ventre maintenant avec une insulino resistance ,plus de ldl ni de trycly car alimentation méditerranéenne ,mais mon plaisir était 2 a 3 yaourt ou lait par jour, je vais être frustrer, mais j'aime le soja donc désormais cela sera mon dessert et quel que fois une faisselle bien égoutter

Helena 13/05/2015 12:21

Bonjour, que pensez-vous des produits laitiers sans lacose?

Jeanmi 25/04/2015 19:31

Merci à vous de partager ces informations. Je suis un particulier mais ce que j'ai trouvé sur le lait lors de mes recherches corrobore votre article. Cependant, lors de ces recherches, j'ai appris que certains produits diminuaient la réponse insulinique (ou insulinémique) comme le vinaigre, le citron, le psyllium, la caroube, les matières grasses par corollaire de l'IG etc. J'en suis beaucoup moins sûr pour les fibres.
Sachant que ces produits (laitiers) qui restent tout de même une gourmandise entre autre "encas" et qu'il sera difficile de les supprimer totalement, on peut au moins en réduire fortement leur consommation, ce que j'ai déjà fait.
Ma question: En consommant les produits précités, peut on espéré vraiment réduire l'insulinotropie de ces dits produits... Même s'il est peu probable de consommer des yaourt avec du vinaigre?
Encore merci de votre article. Cela fait plaisir de voir que tout le monde ne va pas dans le sens du n'importe quoi.... particulièrement les diététiciens ou nutritionniste que j'ai trouvé sur le net.

LNAA 01/04/2015 14:31

Merci pour cette article. Qu'en est-il alors des aliments lacto fermentés type choucroute?

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